Préambule
En
adoptant le présent Programme
Fondamental du Parti en tant qu’un
ensemble de plans d’action et
de lignes directrices vers un Projet
de société spécifiquement
sénégalais, le P.D.S.
par la voie de son Premier Congrés,
entend marquer du sceau d’une
volonté de changement, le cours
de l’histoire de notre pays.
Sorti
récemment de la longue nuit coloniale
dans laquelle il avait précédé
les autres peuples d’Afrique,
le peuple sénégalais a
choisi d’assurer pleinement son
indépendance et d’exprimer
à ses frères d’Afrique
et du monde le message que traduit sa
destinée.
Comme
l’histoire de tous les peuples,
la notre est le résultat de l’interaction
continue entre les données géophysiques
et l’homme, mais elle est surtout
marquée par notre appartenance
a la civilisation negro-africaine et
l’Esprit de liberté de
l’homme sénégalais
qui seuls, expliquent l’originalité
de notre développement.
Conscient
des possibilités illimitées
de l’union des peuples anime du
même idéal, et plus particulièrement
de l’unité de destin des
peuples d’Afrique, le peuple sénégalais
déclare son adhésion au
modèle de démocratie libérale.
Ce faisant, il a conscience des difficultés
qui prennent leur origine dans un contexte
international domine par la volonté
de puissance des grands pays et le réseau
complexe des solutions internationales,
économiques et financières,
tissées depuis des siècles
par les monopoles et les sociétés
multinationales. Il réaffirme
son refus du schéma neo-colonial
qui tend a réduire les peuples
du tiers-monde a des peuples voues a
dépendre éternellement
de l’aide et de l’assistance
internationale.
Le
choix pour l’action politique
est justifie par le décalage
qui existe entre la société
telle qu’elle est réellement
et la société telle qu’elle
est conçue par les partis.
Pour
cette raison un Projet de société,
même s’il est formulé
dans ses grandes lignes, ne peut pas
être statique puisqu’il
doit être alimenté en permanence
par l’expérience et la
théorie.
Les
doctrines européennes relèvent
de deux courants.
Le
premier est issu de la pensée
chrétienne et sa notion de liberté
due a saint thomas d’acquin. Pour
cette philosophie dite "thomiste",
la liberté de l’individu
est une donnée absolue préexistant
au groupe social: elle est "avant".
Le
second courant relevé du marxisme-léninisme
et de la philosophie du matérialisme
historique qui lui sert de fondement.
Dans cette conception la liberté
n’existe pas a priori. Elle se
construit par la dictature du prolétariat
a travers la révolution. C’est
pour cela que le marxisme-léninisme
rejette la liberté a la fin dans
la phase du communisme : elle est "après".
Par
contre, l’originalité de
la pensee negro-africaine est de considérer
la liberté comme attribut du
couple individu groupe, ceci dans une
vision statique, la dynamique de ce
couple étant assurée par
le travail qui transforme le milieu.
En
effet la pensée nègre
ne conçoit pas l’individu
en dehors du groupe. Elle saisit d’emblée
le couple individu-groupe comme une
structure. C’est le principe de
solidarité organique. Il s’ensuit
que la liberté de l’individu
et la liberté du groupe sont
une seule et même chose contrairement
a l’occident ou elles sont dissociées
et peuvent être antagoniques.
Elles l’a d’ailleurs toujours
été tout au long de l’histoire
de l’europe.
Mais
un décalage existe toujours entre
le groupe ou son stade suprême
la société telle qu’elle
est et la société en tant
qu’aspiration ou projet. En ce
sens les progrès que réalise
le peuple sénégalais en
direction de la plénitude des
valeurs fondamentales sont dépendants
du milieu et de l’époque
et sont fonction du travail et de l’activité
créatrice consciente de l’homme
qui poussent la société
actuelle vers la societe-projet.
Mais
toute production, bien ou service, donc
tout progrès est le résultat
de la combinaison de deux facteurs de
production: Le capital dans sa forme
d’outil, machine ou équipement,
et le travail dans sa forme de main-d’œuvre
ou d’organisation. Selon le produit,
les deux facteurs se combinent dans
telle ou telle proportion. La croissance
économique de l’Europe
a été fonde sur le choix
privilégie du capital. C’est
le libéralisme capitaliste avec
ses immenses qualités mais aussi
ses formes perverses comme le colonialisme
et l’impérialisme contre
lesquels les peuples d’Afrique
et du tiers-monde ont lutte et continue
de lutter.
Conscient
des vertus de l’économie
libérale comme de ses déviations,
le p.d.s. Choisit le liberalisme-travailliste
en tant qu’il privilégie
le facteur travail dans la production.
Aussi le travailleur, qu’il soit
paysan, ouvrier, artisan, intellectuel
ou fournisseur de service est pour nous
au centre de la croissance et du développement.
Le
travail étant notre facteur le
plus abondant, contrairement au capital,
sera dans notre option, l’élément
essentiel et privilégie de la
transformation de notre milieu et de
notre environnement qui conditionnera
notre devenir.
Le
travail libère l’homme
et la mystique du travail est notre
motivation profonde:
Travailles pour te libérer
Et
ta dignité tu garderas
Travailles
pour te réaliser
Et
ton pays tu sauveras.
En
proclamant son option de se libérer
par le travail, le peuple sénégalais
se déclare i’allie de tous
les peuples du monde qui luttent pour
la libération nationale la libération
de l’homme. Afin de faciliter
l’alliance avec tous les Sénégalais
conscients de la nécessite de
se mettre à la disposition de
la nation, le P.D.S. des sa créations
et en attendant l’élaboration
démocratique de son programme,
avait propose une plate-forme d’action
en cinq principes :
restauration
de la démocratie;
mise
en oeuvre des ressources nationales
au profit de la Nation et des nationaux;
indépendance
politique effective;
priorité
d’unité politique et démocratique
de l’Afrique sur les relations
verticales avec les pays développés;
Solidarité
effective avec les mouvements de libération
nationale.
Lorsque
l’on pense qu’a de rares
exceptions près, les programmes
de parti se réduisent généralement
a l’énonciation de quelques
principes généraux et
que, par contre, celui du p.d.s. a été
élabore démocratiquement
par une commission nationale et discute
tout aussi démocratiquement par
les militants dans les régions,
on ne peut pas ne pas reconnaître
que la conception de la démocratie,
au-delà du simple mot, nous sépare
déjà de beaucoup de formations
politiques.
C’est
donc après dix huit mois de travail
et d’échange entre la base
et sommet que le Parti Démocratique
Sénégalais, se fondant
sur une évaluation réaliste
de toutes les ressources matérielles,
intellectuelles et morales du pays et
sur les aspirations profondes des masses,
a conçu pour le peuple sénégalais,
un projet de société ou
seraient respectées les libertés
fondamentales de la personne humaine.
Cette société en projet,
libre et démocratique, sera portée,
chaque jour, grâce au travail
des Sénégalais, a un niveau
plus élevé de développement.
Les
objectifs de l’action politique
permettant de réaliser le projet
de société du P.D.S ainsi
que les moyens de les atteindre seront
indiques pour constituer le programme
du Parti.
Peut-être
n’est-il pas superflu, pour terminer,
de rappeler que le présent document,
conformément au titre qui lui
est donne, est le Programme Fondamental
du Parti, destine a servir de guide
a l’élaboration des programmes
opérationnels de gouvernement,
programmes a court et moyen terme qui
prévoient, bien entendu, a cote
des objectifs, les moyens de les réaliser.
CHAPITRE
1 : LE
PROJET DE SOCIETE DU PEUPLE SENEGALAIS
Pour
réaliser le projet de société
qu’il a conçu pour le peuple
sénégalais, le Parti,
réunissant le plus de Sénégalais
possible sous le signe de sa devise
‘’DIGNITE-JUSTICE-FRATERNITE’’,
s’engage a construire une société
libre et démocratique par la
poursuite dans chaque domaine, d’objectifs
précis et la définition
de moyens de leur réalisation.
1-UNE
SOCIETE JUSTE
le
Parti se propose d’abord de supprimer
toutes les formes d’inégalités
dressées entre Sénégalais
ou groupes de Sénégalais
par la colonisation et la politique
de développement suivie depuis
l’indépendance. Dans cette
perspective, il proclame la responsabilité
sociale de l’Etat.
1)
La suppression des inégalités
Les
inégalités régionales
seront élimines très rapidement
grâce à la mise en place
d’un réseau national de
voies de communication efficace autant
sur le plan quantitatif que sur le plan
qualitatif, grâce aussi a la répartition
équitable des investissements
et des dépenses sociales dans
l’espace économique national.
Une
telle politique de rééquilibre
de l’espace économique
national déséquilibre
par le colonisateur et la politique
économique postérieure
a l’indépendance, sera
faite en même temps qu’une
orientation du peuplement vers l’intérieur
du pays : Politique de fixation de la
population et d’attirance des
cadres vers l’intérieur
du pays. Dans cette perspective, les
cites intérieures seront l’objet
d’un souci particulier des pouvoirs
publics de façon ? ce qu’elles
puissent disposer de tout ce qu’attire
présentement vers les villes.
Le souci parallèle et concomitant
de la nation sera de fournir en permanence
a la population une nourriture suffisante
sans aucune entrave et a des conditions
accessibles aux bourses les plus faibles.
Non seulement les prix des denrées
de première nécessite
seront abaisses, mais la politique agricole
aura comme objectif prioritaire l’indépendance
alimentaire de la Nation.
Les
inégalités d’opportunité
seront éliminées entre
groupes et entre individus en donnant
à tous les enfants sénégalais
les mêmes chances de réussite
et d’exercice des responsabilités
de toute nature.
Le
parti combattra les classes sociales,
source d’inégalités
d’opportunité et source
de conflits, afin que la richesse des
parents, leur position sociale ou leur
influence politique ne soient plus les
principaux facteurs qui conditionnent
l’avenir de l’enfant. En
particulier, les bourses universitaires
devront être rattachées
aux études pour ne plus être
des privilèges.
Les
inégalités de revenus
et de traitement seront aussi éliminées
de façon à ne considérer
que la valeur sociale du travail fourni
et a ne préserver que la fourchette
nécessaire a la stimulation de
l’effort individuel, seule façon
de ne pas éliminer les motivations
individuelles et bloquer la dynamique
du système.
Les
inégalités fondées
sur le sexe seront aussi éliminées
de façon à ne considérer
que le travail, le mérite et
l’intérêt supérieur
de la Nation.
Aucune
restriction ne sera apportée
à l’accès des femmes
a toutes les fonctions, même gouvernementales.
Les
inégalités dans l’accès
au droit a l’assistance médicale
La gratuite des soins est reconnue pour
tous.
Toutes les inégalités
dues a la localisation seront supprimées
de façon à ce que le malade
de la brousse ne soit pas plus expose
que celui de la ville et que la survie
ne dépendent plus de la fortune.
Le
corps du personnel de la santé
sera renforce parla formation de médecins
adaptes aux besoins du Sénégal,
d’assistants médicaux capables.
Le souci parallèle et concomitant
de la Nation sera de fournir en permanence
a-la population une nourriture suffisante
sans aucune entrave et a des conditions
accessibles aux bourses les plus faibles.
Non seulement les prix des denrées
de première nécessite
seront abaisses, mais la politique agricole
aura comme objectif prioritaire l'indépendance
alimentaire de la Nation.
Les
inégalités d'opportunité
seront éliminées entre
groupes et entre individus en donnant
à tous les enfants sénégalais
les mêmes chances de réussite
et d'exercice des responsabilités
de toute nature.
Le
parti combattra les classes sociales,
source d'inégalités d'opportunités,
afin que la richesse des parents, leur
position sociale ou leur influence politique
ne soient plus les principaux facteurs
qui conditionnent l'avenir de l'enfant.
En particulier, les bourses universitaires
devront être rattachées
aux études pour ne plus être
des privilèges.
Les
inégalités de revenus
et de traitement seront aussi éliminées
de façon à ne considérer
que la valeur sociale du travail fourni
et a ne préserver que la fourchette
nécessaire a la stimulation de
l'effort individuel, seule façon
de ne pas éliminer les motivations
individuelles et bloquer la dynamique
du système.
Les
inégalités fondées
sur le sexe seront aussi éliminées
de façon a ne considérer
que le travail, le mérite et
l'intérêt supérieur
de la Nation.
Aucune
restriction ne sera apportée
à l'accès des femmes a
toutes les fonctions, même gouvernementales.
Les
inégalités dans l'accès
au droit a l'assistance médicale
La gratuite des soins est reconnue pour
tous.
Toutes les inégalités
dues a la localisation seront supprimées
de façon à ce que le malade
de la brousse ne soit pas plus expose
que celui de la ville et que la survie
ne dépende plus de la fortune.
Le
corps du personnel de la santé
sera renforce par la formation de médecins
adaptes aux besoins du Sénégal,
d'assistants médicaux capables
d'apporter partout, avec diligence,
les premiers soins et faire prendre
les mesures préventives.
Le
corps médical ira plus vers le
malade que celui-ci n'ira vers le médecin.
Cette conception de la mission du service
de la santé est révolutionnaire
en Afrique.
La
formation supérieure des médecins
sera préservée et l'accès
au secteur prive libre sous réserve
d'une réglementation des lieux
d'implantation et des obligations sociales
des médecins prives.
La
médecine préventive et
l'éducation sanitaire seront
entreprises à grande échelle
en vue d'aboutir à une véritable
politique de santé publique.
Les
inégalités dans les conditions
de vie :
Urbanisme
Une politique démocratique et
socialiste de l'urbanisme sera définie,
inspirée de notre culture nationale.
Cette
politique affectera :
le type de l'habitat, formes, matériaux
et conceptions,
les ensembles sociaux et les équipements
collectifs, la structuration des cites
urbaines et des villages, de façon
qu'elle tienne compte de nos modes de
vie et de nos exigences culturelles.
Une
fois les formes arrêtées,
l'Etat décidera des moyens d'exécution
(coercition, incitation, etc..
Les
grandes villes comme Dakar feront l'objet
d'une étude approfondie afin
de déterminer les orientations
a long terme et de rompre avec la petite
politique de tâtonnements et d'aménagements
marginaux.
Le
gouvernement adoptera une politique
révolutionnaire d'accès
a l'habitat pour les bourses les plus
faibles et cet accès sera ouvert
à tous, y compris les paysans.
De
vastes travaux d'édilité
seront entrepris partout et réalises
par des moyens économiques.
Mendiants
Le
P.D.S. luttera, au niveau des mentalités,
contre la mendicité de façon
à aboutir à son éradication
totale.
Handicapes
Les
handicapes physiques feront l'objet
d'une attention spéciale, de
façon a leur trouver des activités
par rapport avec leurs conditions et
a les reclasser au sein de la société.
2/
La suppression des formes d'aliénation
Les
progrès de la société
sénégalaise sont entraves
par de nombreuses aliénations
dont les unes remontent très
loin dans l'histoire du pays et les
autres se rattachent à des formes
plus modernes.
L'instruction
et l'éducation rapides de la
population, appuyées à
la fois sur l'Etat et les partis, auront
pour tache essentielle d'expliquer au
Sénégalais moyen la situation
de l'homme face à la nature,
face à ses semblables et face
à son destin. Toutefois, cette
instruction et cette éducation
se feront sans traumatiser les populations
par une brusque privation des valeurs
culturelles qui assuraient l'équilibre
social.
Parallèlement,
le Parti entreprendra une vaste campagne
de désaliénation des cadres
plus évolues, par la persuasion
essentiellement, en s'attaquant à
tous les mythes modernes, qu'ils soient
matériels ou idéologiques,
afin que les esprits soient davantage
orientes vers les valeurs de référence
tirées de la civilisation et
de la culture negro-africaine.
3/
Plan d'action sociale
L'action
sociale fondée sur les spécificités
sociologiques de notre pays s'appuiera
également sur l'Etat et les populations.
La
famille
Le
sens authentique de la famille sera
cultive de façon ? ce que la
famille joue son rôle de cellule
primaire de la construction nationale.
Le
père sera davantage tenu d'assurer
la surveillance et l'éducation
des enfants qui ne devront pas être
prives de l'affection a laquelle ils
ont droit et être livres à
la rue pour devenir une charge pour
la société.
L'éducation
se fera un devoir de faire en sorte
que la famille, au sens très
large, ne soit plus un frein et un poids
opposés à l'effort individuel.
En
ce sens l'Etat, au début et en
attendant de pouvoir garantir le droit
au travail a chacun, garantit le droit
au travail a chaque famille.
La
femme
L'égalité
de l'homme et de la femme est solennellement
proclamée mais dans le respect
des particularités tenant à
la psychologie et a la biologie des
deux sexes.
Aucun
obstacle a caractère discriminatoire
ne sera dresse devant la femme qui manifeste
des ambitions légitimes d'exercer
un métier ou d'assumer une charge.
En
tant que travailleuse, mère de
famille et épouse, la femme sera
assistée par tous les moyens.
Des crèches seront instituées
partout et fonctionneront sous la surveillance
des femmes âgées qui auront
ainsi l'occasion de participer à
l'éducation des enfants a qui
elles transmettront la sagesse et communiqueront
la tradition grâce aux contes
et récits.
Dans
chaque quartier, une ou plusieurs femmes
seront formées et pourvues du
matériel minimum nécessaire
pour donner des conseils aux mères
de famille, pour les assister ou les
orienter en cas d'urgence.
Les
fraternités d'age
Dans
toute l'organisation politique, économique
et sociale, la réalité
des fraternités d'age sera prise
en considération au sein des
trois grandes catégories que
sont les jeunes, les adultes, les anciens.
II
– UNE SOCIETE DEMOCRATIQUE
1/
Les principes démocratiques de
base
La
société que le P.D.S.
veut fonder est une société
démocratique, la démocratie
étant le seul système
qui permet de préserver la liberté
de l'individu et son épanouissement
tout en assurant en même temps
le progrès du groupe.
Notre
option démocratique se traduira
autant dans les institutions économiques
et sociales que dans les institutions
politiques.
Le
principe de la majorité avec
représentation et droit d'expression
de la minorité sera introduit
partout.
Le scrutin de liste proportionnel remplacera
le système actuel de façon
a assurer partout une direction plus
démocratique.
Sur
le plan politique, le principe de base
de notre démocratie sera l'option
pour le multipartisme et la distinction
très nette entre les partis et
l'Etat.
Le
multipartisme permettra d'assurer la
liberté d'expression de tous
les groupes politiquement significatifs
et le droit de chacun de ces groupes
a prétendre a la direction des
affaires publiques.
Toutefois,
pour des nécessites de cohésion
nationale, le Parti s'efforcera de dissuader
les Sénégalais de toute
velléité de perversion
du multipartisme qui pourrait déboucher
sur l'anarchie.
2/
Les partis politiques et les syndicats
Les partis politiques
Chaque
famille d'opinion politiquement significative
pourra s'exprimer sous la forme d'un
parti politique.
Les
partis exerceront leurs activités
dans le cadre de la loi et du règlement,
en toute indépendance a l'égard
de l'étranger.
Le
gouvernement élaborera et proposera
à l'Assemblée un projet
de loi sur l'assistance aux partis politiques
et leurs organes par l'Etat, comme cela
se fait dans de nombreuses démocraties
modernes.
En
effet, le parti au pouvoir bénéficiant
nécessairement d'avantages matériels
et financiers de l'Etat, il serait injuste
de priver totalement l'opposition du
bénéfice de ces avantages.
Les
partis pourront accéder équitablement
aux moyens d'information de l'Etat,
radio, télévision, journaux.
A cet effet, le P.D.S. proposera une
Commission Paritaire de Surveillance
présidée par un représentant
du gouvernement.
L'opposition
aura un statut légal lui garantissant
le libre exercice de ses droits et sera
admise aux activités républicaines
de l'Etat.
Les
partis auront les mêmes droits
et seront également représentes
dans toutes les institutions ou leur
présence est requise, notamment
dans les Conseils Supérieurs
et au Conseil Economique et Social.
Les
syndicats
La
liberté syndicale et le droit
de grève seront garantis et protéges
dans le cadre du pluralisme syndical.
Les
syndicats sont reconnus comme étant
utiles tant pour le développement
que pour l'équilibre social.
Le
syndicalisme sera moins un instrument
systématique de revendication
qu'un instrument de construction nationale
et de mobilisation des travailleurs
dans le sens du développement.
3/
Les institutions
Les
institutions demeureront républicaines.
Le régime sera présidentiel
mais revu de façon a déconcentrer
les pouvoirs.
Le
Président de la République,
Président de tous les Senegalais,
sera un arbitre au-dessus des partis.
La
fonction législative sera toujours
assurée par l'Assemblée
Nationale, mais celle-ci aura en outre
une fonction de contrôle.
Le
nombre des députés sera
réduit, leur traitement supprime
et remplace par des indemnités
de session. Le député
ne pourra plus, au lendemain de son
élection, changer ses conditions
de vie au point de devenir un étranger
pour ses électeurs ou un seigneur
auprès de qui ils viennent solliciter
des faveurs.
Les
députés ne se contenteront
plus de voter des lois proposées
par le gouvernement mais participeront
plus activement a l'initiative des lois.
Ils seront obliges de rendre compte
périodiquement a leurs électeurs.
Pour faciliter leur travail, des services
d'information économique efficaces
seront mis à leur disposition.
Le
gouvernement, conçu sur des bases
nouvelles, sera, dans des conditions
restrictives, responsables devant l'Assemblée.
L'indépendance
des magistrats sera renforcée
et toutes mesures utiles en ce sens
seront prises.
Les
citoyens n'ayant pas de recours contre
les lois anticonstitutionnelles, un
correctif sera apporte en permettant
?
l'opposition
de siéger a l'Assemblée
Consultative de la Cour Suprême
et a disposer du droit de recours pour
inconstitutionnalité.
La
Cour de Surete de l'Etat sera supprimée
et certaine dispositions du Code Pénal
concernant les délits politiques
seront supprimées à leur
tour ou profondément modifiees.
Le
Conseil Supérieur de la Magistrature
sera révise pour démocratiser
davantage sa composition.
Une
nouvelle institution sera créée
: le Sénat (Conseil des Anciens),
qui aura un rôle essentiellement
consultatif.
Le
Conseil Economique et Social sera profondément
modifie ou supprime et son rôle
peut être dévolu a l'Assemblée
nationale.
La
représentation diplomatique a
l'étranger sera allégée
dans le cadre de la réduction
des dépenses de prestige.
Les
libertés publiques
En
même temps qu'ils ont des droits,
les citoyens ont des devoirs et le devoir
national a un caractère impérieux.
Les
libertés individuelles et collectives
seront garanties : liberté de
penser, liberté de culte, liberté
d'expression, liberté de réunion,
liberté d'association, liberté
de déplacement, etc.
La
terre sénégalaise sera
la terre de tous les Africains et la
sécurité totale sera garantie
a tous les étrangers vivant au
Sénégal.
Le
P.D.S. encouragera l'élaboration
et l'adoption d'une Convention Africaine
des Droits de l'Homme ainsi que la création
d'une juridiction africaine protégeant
les droits inaliénables des ressortissants
des pays membres.
Le droit d'asile est réaffirme
pour tout homme persécute en
raison de son attachement a la liberté.
4/
Le système électoral
Toutes
mesures seront prises pour que le suffrage
universel soit une réalité
au Sénégal. établissement
de listes électorales correctes
et complètes .
application plus stricte des mesures
existantes et dont l'objet est d'assurer
la liberté de vote, perfectionnement
du system de dépouillement présence
de l'opposition dans les instances de
recensement.
Le
droit de vote sera reconnu aux militaires.
D'un
l’autre cote, il est indispensable
de prendre en considération la
réalité des jeunes dans
la politique nationale.
Pour
cette raison, le P.D.S. se prononcera
pour l'abaissement de la majorité
électorale a 18 ans et un système
plus democratique d'élection
des députés a l'Assemblée
Nationale.
La
division de la société
en partis politiques devrait s'atténuer
par la présence des partis dans
l'exercice des responsabilités
collectives : législation, fonction
municipale et autres.
La liste nationale unique sera supprimée,
de même que le scrutin de liste
majoritaire qui attribue tous les postes
a un seul parti a l'exclusion des autres.
Le
scrutin sera un scrutin uninominal ou
un scrutin de liste proportionnel a
l'échelle départementale
ou régionale.
CHAPITRE
II : L'ORGANISATION
ECONOMIQUE ET LA GESTION LIBERALE
Le
développement a pour but final
le plein épanouissement du groupe
et de l'individu par l'éducation
et l'amélioration continue du
niveau de vie de chacun. Notre option
liberalo-travailliste a des implications
économiques spécifiques
et doit reposer sur une orientation
originale des ressources humaines;
I
– LES IMPLICATIONS ECONOMIQUES
DE NOTRE OPTION
LIBERALO-TRAVAILLISTE
1/
La finalité du développement
Elle
se traduira autant dans le domaine de
la production que dans celui de la répartition
ou la consommation.
Les
coopératives actuelles n'ont
de coopérative que le nom puisque
la coopération au Sénégal
ne se traduit ni dans la production
ni dans la consommation qui demeurent
individuelles. En fait, les coopératives
sont de simples mutuelles de garantie
dans lesquelles les paysans sérieux
paient pour ceux qui, pour une raison
ou une autre, ne remboursent pas les
avances de l'Etat.
Les coopératives actuelles seront
donc supprimées et remplacées
par des formes de production commune
et de distribution collective garantissant
à chaque producteur un minimum
de revenu mensuel et l'approvisionnement
a bas prix et denrées alimentaires,
produits domestiques et instruments
de production.
L'ONCAD
sera purement et simplement supprime
pour être remplace par un organisme
de coopération effective dans
la production comme dans la distribution.
Libérale
par nature, notre économie le
sera aussi par la gestion rationnelle
des ressources nationales.
L'indépendance économique
Le
premier objectif de la politique de
développement sera de rompre
définitivement avec les modèles
qui comptent essentiellement sur l'aide
et l'assistance internationale pour
développer un pays. Dans cette
perspective, l'indépendance économique
sera assurée :
par
l'option selon laquelle les Sénégalais
compteront d'abord sur eux-m?mes et
sur leurs propres ressources pour développer
le Sénégal, par la réalisation
a tr?s court terme de l'indépendance
alimentaire et la production de surplus
destines a être exporte, par le
renforcement du contrôle de l'industrie
dont la vocation sera nationale.
En
ce sens, tous les investissements étrangers
se feront dans le respect des priorités
nationales souverainement fixées
par le pays, par l'interdiction de constituer
dans le pays, au nom du tourisme, des
îlots ou des sites échappant
au contrôle de l'Etat et d'où
les nationaux seront exclus, par l'élimination
rapide du déficit de la balance
commerciale et de la balance des paiements.
2/
La gestion rationnelle et ses moyens
La
gestion rationnelle se fera au départ
selon trois secteurs lies de la manière
suivante :
Au
plan statique
Un
secteur étatisé et gère
par l'Etat selon les critères
a la fois économiques et sociaux
: eau, électricité, santé,
téléphone et services
postaux, autres grandes productions
de biens ou de services.
Un
secteur d'intérêt national
mais non étatique comprenant
:
un
sous-secteur communautaire
un sous-secteur autogéré
un sous-secteur municipalise
un sous-secteur réserve aux nationaux
un sous-secteur ou les efforts privent
nationaux ou étrangers seront
soutenus par l'Etat.
Un
secteur totalement libre ou les nationaux
et étrangers peuvent développer
des activités a leurs risques
et périls sans espérer
l'assistance financière de l'Etat.
Au
plan dynamique
L'économie
soutenue par l'intervention de l'Etat
(secteur communautaire, secteur autogéré,
secteur municipalise, réserve,
national ou soutenu) doit supporter
largement la croissance en dégageant
l'épargne qui, ajoutée
? celle du secteur prive, doit assurer
un développement non dépendant
de l'extérieur.
L'Etat
veillera à ce que l'existence
des trois secteurs ne soit pas source
d'un accroissement des inégalités.
Les
loisirs
En
accord avec les syndicats, les horaires
de travail dans le secteur prive et
dans la fonction publique seront modifies
et la journée continue sera adoptée
de façon à libérer
les travailleurs en début d'après-midi,
le reste de la journée étant
utilise aux taches d'éducation
et aux loisirs.
Les
loisirs seront organises pour avoir
un caractère collectif, éducatif
et culturel.L'age de la retraite ne
sera plus fixe de manière rigide.
La
retraite sera generalisée et
étendue au monde paysan et un
système national de sécurité
sociale sera institue.
3)
La politique de développement
La
politique de développement sera
poursuivie selon quatre axes qui sont
les options structurelles, l'administration
économique du développement,
la planification et la politique économique
et financière.
Les
objectifs structurels
L'option
de base est que le point de départ
de notre développement doit être
l'agriculture et que tout l'espace économique
national doit être mis en valeur
par un réseau de plus en plus
dense de voies de communication.
A
cette fin, le maximum de barrages sera
construit par des moyens très
simples et peu coûteux et le compactage
biologique des bassins de rétention
d'eau sera vulgarise de façon
a introduire et généraliser
de nouvelles cultures. Le gouvernement
a moyen terme, réalisera :
un
réseau hydrologique artificiel
qui viendra compléter le réseau
national existant grâce a l'édification
de canaux latéraux et de bassins
de captation, un vaste réseau
national d'électrification et
de télécommunication,
crée de façon surtout
a faire bénéficier la
campagne du droit a la communication,
la régénération
des forets, la lutte contre le vent
et la fixation des dunes grâce
a un réseau de brise-vents par
des moyens économiques et avec
le concours des populations, au lieu
de recourir a l'aide extérieure.
Les
surplus provenant de l'agriculture et
le reste de l'épargne nationale
seront orientes vers le développement
de l'industrie lourde et de l'industrie
légère.
Un
inventaire complet des ressources nationales
sera fait pour servir de base au développement
industriel. La révolution climatique
qui sera le résultat de cette
politique d'action structurelle sera
doublée d'une révolution
agraire fondée sur l'instruction
et l'éducation des masses rurales,
de façon à substituer
l'agriculteur au paysan.
La
production de fourrages artificiels
permettra de lier de façon rationnelle
l'agriculture et l'élevage. De
la même façon, la transformation
des produits agricoles permettra de
lier l'agriculture et l'industrie.
Par
la recherche a l'Université ainsi
que dans les industries et par l'expérimentation
sur le terrain, l'Etat procédera
à la regeneration des terres
et a leur enrichissement.
La
propriété individuelle
de la terre nécessaire a l'habitat
et a l'exploitation de la famille sera
garantie et transmissible aux enfants
mais sans porter préjudice a-la
politique sociale de l'habitat et aux
besoins d'exploitation collective des
terres.
La
loi sur le domaine national sera revue,
adaptée et complotée,
L'administration économique
Les
régions économiques
Par
souci d'une plus grande homogénéisation
de l'espace économique, les régions
administratives actuelles seront supprimées.
Les préfectures seront agrandies
et les attributions des préfets,
dont la dénomination sera changee,
renforcée. Toutefois, l'essentiel
de la reforme administrative actuellement
en cours sera conserve.
Des
régions économiques seront
constituées sur la base de critères
économiques.
Chaque région sera placée
sous l'autorité d'un D.R.P. (Directeur
Régional de la Planification),
assiste d'un adjoint a l'aménagement
du territoire.
Les
régions conçues sur des
bases économiques auront des
vocations complémentaires les
unes des autres de façon ? permettre
des échanges entre elles.
La
Fonction Publique, trop centralisée
à Dakar, sera réduite
au strict nécessaire et le surplus
des effectifs transfère ? l'administration
économique et au secteur prive.
3/
La planification économique
La
planification de l'économie nationale
se fera désormais par la voie
démocratique de la double planification.
En
plus du plan national dont certains
objectifs seront régionalisés,
chaque région économique
fera l'objet d'une planification régional.
A
la différence du plan national,
le plan régional se fixera des
objectifs concrets et recherchera des
moyens de réalisation locaux,
et les populations seront associées
a son élaboration et a son exécution.
4/
La politique économique et financiere
Le
parti combattra toutes les formes de
gaspillage ainsi que les investissements
inconsidérés ou de prestige,
genre foire de Dakar ou autres, qui
ne font qu'endetter inutilement le pays.
L'emprunt
sera exceptionnel et sélectif
et les fonds d'emprunt ne pourront servir
qu'a des investissements productifs
sérieusement sélectionnes.
Le
système fiscal sera profondément
modifie pour s'adapter au système
économique et au système
de planification et assurer le maximum
de rendement sans freiner l'activité
économique. L'impôt sera
démocratise et la suppression
des délits économiques
tels que la fraude fiscale ou douanière,
sera renforcée et exercée
avec celerite.
L'impôt
sera à la fois un facteur de
development et de redistribution des
revenus afin de combattre les inégalités.
II
- LES MOYENS HUMAINS ET L'ORIENTATION
NATIONALE
1/
Un système éducatif adapte
Le
développement de la société
sénégalaise ne sera plus
laisse au hasard d'une reforme de l'enseignement
que tel ou tel ministre s'empressera
d'introduire dans l'unique souci de
laisser un nom.
Tout
système éducatif cohérent,
pour résister au temps et s'ajuster
au projet social, doit avant tout répondre
à la question : quel type de
Sénégalais veut-on former
?
Le
P.D.S. écarte autant le type
de sénégalais qui est
incapable de s'adapter au développement
que celui qui, sollicite par le modèle
occidental ou les idéologies
étrangères, est en réalité
un désadapté.
Entre
ces deux extrêmes, il y a place
pour le sénégalais en
projet, authentique, negro-africain,
conscient d'être dépositaire
de valeurs humaines sures, mais conscient
aussi de l'interdépendance des
civilisations
et des apports extérieurs fécondants.
C'est donc dire que la fierté
d'être soi doit être compatible
avec une ouverture d'esprit suffisamment
large pour s'inspirer des autres, sans
risque d'être assimile.
Ce
Sénégalais, quel que soit
le niveau auquel il est situe dans les
structures nationales, doit assimiler
les techniques et méthodes étrangères
dans la mesure ou elles sont susceptibles
d'accroître son efficacité
et ne lui font pas perdre pour autant
sa personnalité. C'est lui qui
doit, par son sens de la créativité
et son
travail, faire progresser le Sénégal
actuel au niveau du Senegal-projet capable
de vivre son époque.
Les
moyens qui seront mis en oeuvre sont
la formation, l'éducation, le
travail et la politique culturelle.
2/
La formation professionnelle
La
formation professionnelle prendra en
considération la nécessite,
au regard du développement, d'adapter
la main-d’œuvre a la demande
des différents secteurs d'activité
économique et de satisfaire en
même temps le droit au travail.
Les
professions et les activités
utiles au développement seront
sélectionnées pour satisfaire
ces priorités, et des centres
de formation seront ouverts partout
au Sénégal.
En
ce qui concerne l'agriculture et l'industrie
de transformation des produits agricoles,
les jeunes, après une formation
primaire, seront orientes vers les activités
agricoles et subiront sur place une
formation permanente qui nous permettra
de substituer l'agriculteur au paysan.
Une
formation plus spécifique orientera
les jeunes vers l'industrie et le secteur
tertiaire selon une formation professionnelle
adaptée a leur niveau.
3/
L'éducation
Le
droit a l'éducation est solennellement
réaffirme mais il comporte des
obligations.
L'Etat,
appuie sur les partis, pourvoiera a
l'éducation des masses par des
méthodes audacieuses et révolutionnaires.
L'alphabétisation
sera systématiquement poursuivie.
A ce sujet, le P.D.S. donnera l'exemple
en alphabétisant dans les meilleurs
délais les militants au sein
des cellules de base.
Cet
effort s'appuiera sur des publications
de périodiques destines ? la
grande masse comprenant autant des périodiques
de nature politique que des périodiques
d'éducation générale.
Ceux
qui bénéficieront de l'éducation
de l'Etat auront aussi le devoir de
contribuer a l'éducation des
autres et au financement de leur propre
éducation, ce qui allégera
le poids du financement de l'éducation
globale par l'Etat.
La
finalité de l'éducation
devra être d'adapter les Sénégalais
au projet social de la Nation.
La
fonction enseignante sera revalorisée
et priviligiee de façon à
orienter les meilleurs cadres sénégalais
vers l'enseignement. Une reforme démocratique
de l'enseignement sera adoptée
et maintenue fermement pendant une durée
suffisante pour être opérationnelle
et produire des résultats.
L'éducation
primaire et pratique sera universellement
dispensée dans tout le pays et
le taux de scolarisation a 100 % sera
poursuivi. L'esprit de 'enseignement
sera différent en ce sens que
les enfants comprendront que savoir
lire et écrire ne conduit pas
nécessairement a un bureau.
Les
enseignements secondaires et supérieurs
seront modifies de façon à
permettre la création de collèges
universitaires. L'enseignement supérieur
sera inséparable de la recherche
et des institutions seront mises sur
pied dont l'objectif sera l'étude
de solutions concrètes aux problèmes
du développement
: l'utilisation alternative des ressources
nationales, la transformation des produits,
etc.
Les
étudiants feront obligatoirement
des stages auprès des paysans
et participeront à des taches
concrètes de formation, d'éducation
et de développement tant en milieu
rural qu'en milieu urbain.
La
bourse generalisee sera liée
aux études et seul le mérite
sera pris en considération.
En
raison de l'importance de l'agriculture
dans notre projet de développement,
il sera créé un institut
des Sols que tous les agriculteurs pourront
consulter à peu de frais pour
connaître la nature des sols et
les apports qu'il faut pour les enrichir.
Les
sports
La
pratique des sports sera generalisee
et il sera créé un Institut
Supérieur des Sports.
Ecole
itinérante du Parti
Au