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1- QUELQUES
REALISATIONS DU GOUVERNEMENT
SENEGALAIS
EN 2005 :
ECONOMIE
ET INVESTISSEMENT
* Population au 31 décembre
2004
: 10. 564 .303 habitants
* Budget de 1229,5 milliards
en 2005,
augmentation de plus de 130%
en 5 ans
* Taux de croissance réel 5,1%
* Taux d’inflation entre 1et
2%
* Budget d’investissement 45%
du budget total
* Budget de fonctionnement 55%
du budget
total dont 40% à l’éducation
et 10% à la santé
* Taux de chômage de 12,9%
(mais
existe sous emploi)
* 85 000 PME inscrites au
NINEA contre
32 294 en 2000
* Baisse du taux d’impôt
applicable aux salariés
actuellement
de 30% , en deçà du standard
de 35%.
* Ratio des dépenses en
capital
sur ressources internes égal
à 25% a aussi dépassé
le standard de 20%.
* Dette publique extérieure
actuellement
à 46% du PIB, soit largement
au-dessous du plafond de 70%
retenu
par l’UEMOA.
* le Sénégal est le seul
pays de l’UEMOA qui a respecté
en 2003 et 2004 sept (07) des
huit (08)
critères retenus dans le cadre
du pacte de convergence, de
stabilité,
de croissance et de solidarité
de l’UEMOA.
Agriculture
* Equipement de 40 PME
agricoles en
tracteurs dans la vallée pour
1,120 milliards de FCFA
* Reconduction de la
subvention des
semences d’arachide à hauteur
de 125 FCFA/kg pour 40000
tonnes pour
une enveloppe de 5 milliards
de FCFA
portant prix cession des
semences d’arachide
à 100 FCFA/kg au lieu de 225
FCFA/Kg.
* 420 000 producteurs
bénéficiaires
de semences d’arachide en 2000
contre 136 000 avant
alternance
* Subvention à hauteur de 50%
des intrants agricoles
(engrais, urée,
fongicides, insecticides) pour
un montant
de cinq milliards FCFA, avec
un taux
de réalisation du programme
engrais
de 75,53% environ
* Augmentation de 39% de la
production
céréalière par
rapport à la précédente
campagne et de 36% par rapport
à
la moyenne des cinq dernières
années
* Budget de 150.000.000 FCFA
pour 2004-2005
est passé à 280.000.000
FCFA pour 2005-2006
* Mise en œuvre des programmes
spéciaux de relance et de
diversification
(maïs, bissap, manioc, sésame)
pour un montant global de
2.530.000.000
de FCFA
Economie maritime
* Acquisition de six vedettes
de surveillance
dont deux de 20 mètres et
quatre
de 12 mètres
* Acquisition d’un aéronef
opérationnel de surveillance
des pêches
* Mise en place d’une ligne de
crédit du FPE de 2,5 milliards
de FCFA pour
l’approvisionnement
des conserveries de thon
PME
* Renforcement des capacités
des entreprises par la
promotion du
label ADEPME : 1500 emplois
consolidés
pour un volume d’affaires
global
de 112 milliards
* Restructuration et
redressement d’entreprises
: 195 emplois sauvegardés
(adepme)
* Mise à niveau des
entreprises
: renforcement de la
compétitivité
de 113 entreprises éligibles
représentant plus de 231
milliards
de chiffre d’affaires et plus
12.000 emplois (adepme)
* Inscription au BCI d’un
montant
de 300 millions destiné au
Programme
d’appui à l’industrie
cinématographique et
audiovisuelle
(PAICA)
Santé
* Investissement hospitalier
passé
de 263 à 280 millions de FCFA.
* Acquisition et installation
d’équipements
nécessaires à la télémédecine
dans certains hôpitaux
Collectivités locales
et décentralisation :
* Année 2000 : transferts
financiers
FDD et FECL : 10,089 milliards
de francs,
Année 2005 : transferts
financiers
FDD et FECL : 18,669 milliards
de francs,
Hausse sur la période : 8,58
milliards ou 85 %.
Commerce
* Poids du secteur commercial :
720
milliards F CFA, (en chiffres
constants)
à la création de la richesse
nationale, soit environ plus
de 18 %
du Produit Intérieur Brut
(PIB)
dépassant de plus de dix (10)
points celui de l’agriculture.
* Contribution à la croissance
réelle économique = 6.7
% entre 2003 et 2004, soit 0,7
% au
dessus de la croissance
globale.
* 3,5 milliards le chiffre
d’affaires
réalisé par les producteurs
de tomates durant la campagne
de commercialisation
écoulée.
* Aujourd’hui près de 39%
des exportations sénégalaises
sont actuellement destinées au
marché africain, contre 30%
pour
l’Europe.
* 24,6% des exportations
sénégalaises
sont destinées à la zone
UEMOA.
Energie
et Mines
* OR (contrat sabodola)
* Création de phosphate de
Matam
* Recherche pétrolière
de 10 compagnies
internationales (on
shore et offshore)
* Campagne de recherche de
plus de 300
millions de dollars en cours
APIX
:
* 425 Mds en 2005 en
investissements
FPE
* 15 Mds de recouvrement
* Taux intermédiation positif
pour la 1ère fois et mutation
institutionnel en bonne voie
INFRASTRUCTURES
* Education- formation
:
o Construction et équipement
de locaux pour la formation de
techniciens
supérieurs au centre de
formation
professionnelle et technique
Sénégal-
japon
o Construction et équipement
d’un lycée moderne de 1200
place à Thiès pour la
formation de technicien en
froid, génie
civil, maintenance, structure
métalliques,
production agroalimentaire
o Construction et équipement
De 13 centres d’enseignement
technique
féminin
o Centres de formation
professionnelle
dédiés aux secteurs
économiques
prioritaires (agroalimentaire,
BTP,
activités aéroportuaires,
médias numériques)
o Construction et équipement
d’un centre sous régional
en maintenance automobile en
partenariat
avec les concessionnaires et
professionnels
du secteur
o 36 nouveaux lycées : coût
moyen par lycée : 500 millions
à 1 Milliard FCFA
o Création de l’Université
Polytechnique de Thiés
(UPT/Thiés)
o Création de l’Université
du Futur Africain (UFA)
o Universités de Bambey, de
Ziguinchor.
o Depuis l’an 2000,
construction
de 9110 salles de classe en
vue de renforcer
l’accès à l’élémentaire
o 5 écoles de formation des
instituteurs
(EFI) ont été construites
à Kaolack, Ziguinchor, Dakar,
Diourbel et Fatick
o Construction Antenne Bourse,
salles
de cours, salles de TP UFR SUP
village
K, village L, salle de sport à
l’Université Gaston Berger
de St-Louis.
o Construction d’un pavillon R
+ 4, d’un bloc pédagogique
d’une case de l’étudiant
à l’UCAD.
o Construction à l’ex ENS
d’une faculté des Sciences,
de l’Education et de la
Formation.
o Ucad, Deuxième cité
des enseignants : Première
Phase
: 200 Appartements : 60F4 ;
120F3 ;
20F2. Livrée et habitée.
Deuxième Phase : 140
Appartements
En cours de finition
o 263 Cases des Tout-Petits
* Environnement :
o L’acquisition d’un
laboratoire
mobile de mesure de la qualité
de l’air
o L’acquisition d’une station
de réception d’image
satellitaires
à partir du portail de
l’agence
spatiale européenne couvrant
les satellites SPOT, ENVISAT,
ALOS et
RADAR
o Travaux de protection
côtière
à Rufisque et Mbao,
stabilisation
de la Porte du Millénaire
o Construction de centres de
visite
technique des véhicules
automobiles
station pilote de Diamniadio ;
station
ex TPSOM et une station mobile
ainsi
qu’un programme de
renforcement
des capacité sur les questions
techniques et de gestion de
tels centres
;
o la création d’un laboratoire
central de mesures de la
pollution et
la mise en place d’un
observatoire
de suivi des indicateurs de la
pollution
en milieu urbain ;
* Elevage :
o Construction d’un
laboratoire
de production de vaccins et 04
laboratoires
de contrôle de qualité
o Construction en cours de 14
boucheries
normalisées, 08 chambres
froides
et abattoirs de Tivaouane,
Touba et
Saint Louis
o Mise en place de 06 centres
d’impulsion
pour la modernisation de
l’élevage
(CIMEL), 03 haras nationaux et
d’un
centre d’amélioration
génétique
o Mise en place de 1887
petites fermes
(lait, embouche bovine,
bergeries, chèvreries)
et 19 unités pastorales
fonctionnelles
o Installation de 08 centres
de collecte
de lait et 04 mini laiteries
* Pêche :
o Construction d’aires de
transformation
notamment à Thiaroye,
Diamniadio,
Potou et Rufisque
o Construction d’aires de
débarquement
et de transformation sur 10
sites situés
sur la petite côte et dans la
région de Ziguinchor
o Réalisation en cours d’une
première phase de cinq
complexes
frigorifiques pour la pêche
artisanale,
d’un coût de 5,9 milliards
sur la frange maritime au
niveau de
saint louis, mbour,
Ziguinchor, Yene
et Yoff
* Transport :
o Pont de Médina Ndiathbé
o Port de Ziguinchor
réhabilité
o Réalisation
d’infrastructures
routières dans le cadre du
PAMU
(bretelles et carrefours)
o Echangeur Malick SY,
livraison avant
fin du premier trimestre 2006
o Autoroute à péage
§
Premières phases: tronçon
Malick SY – Pikine (10km) et
le
tronçon Pikine – Diamniadio
(22 km) en cours
§
Secondes phases : tronçon
diamniadio
- Thiès
o Passerelles de Joal –
Fadiouth
o Route Diamniadio – Kaolack
o Autoroute à péage, 1ere
tranche Malick SY, Patte d’oie
2x3 voies
o Bitumage du tronçon Fatick
– Bambey
o Construction du tronçon
Cabrousse
– Cap Skirring – Ziguinchor
– Mpack
o Construction du premier
tronçon
Linguère – Boulal (120
km) de la route Linguère
–Matam
o Travaux de la boucle du
Blouf (Tendièm
– Thionk essyl
o Construction du pont de
Ngouye
o Nouvel aéroport
international
Blaise Diagne
o Port de Ziguinchor
reconstruit
* Monde rural
o Equipement du monde rural
avec un
montant de trois milliards
(agriculture)
o 24 nouveaux forages
o 127 puits
o 22 châteaux d’eau
o 01 unité de traitement d’eau
et près de 500 km d’extension
de réseau
o Lancement du projet
d’amélioration
et de renforcement des points
d’eau
dans le bassin arachidier
(PARPEBA)
d’un coût de 10 milliards
FCFA pour la réalisation de 32
nouveaux forages et le
renforcement
de l’existant. Déjà
107 km d’extension de réseaux
et 04 nouveaux forages sont
réalisés
o Lancement du projet Gorom
Lamsar :
52 localités des régions
de Saint Louis et de Louga
d’un
coût estimé à 7
milliards de FCFA
o Lancement du projet Notto-
Ndiosmone-
palmarin d’environ 19
milliards
FCFA qui intéresse 116
localités
des régions de Thiès et
de Fatick
o 1023 unités de forages gérés
par les services de
maintenance hydraulique
o Construction d’ouvrage
anti-sel
dans les régions de Kolda et
Ziguinchor, avec un bilan de 8
unités
achevées et 04 e cours avec un
taux d’exécution de 80%
o bassins de rétention : 314
ouvrages
* Santé
o Cinq (05) nouveaux hôpitaux
réalisés
o 100 nouveaux postes de santé
ont été construits et
équipés
* Collectivités
locales
o doter chaque communauté
rurale
d’un hôtel communautaire
(100 construits ou en cours de
construction)
o 627 équipements structurants
* Sport
o Construction de 10 stades
omnisport
o 47 plateaux
multifonctionnels
o 4 arènes de lutte
o Réhabilitation de
l’hippodrome
de Kébémer, des projecteurs
du stade LSS, du stade Demba
DIOP
* Justice
o 2 palais de justice terminés
o 6 tribunaux départementaux
(guediawaye, foundioungne,
bignona,
oussouye, kedougou, Mbour)
o 1 centre polyvalent à
Kaolack
o Réception des deux palais de
justice de Dakar d’ici fin
2006
GRANDS
PROJETS
Nouvelle
Ville :
plan
de fait dans le détail
Cité
de la Paix :
Cité
des Nations unies Global
Village
Plate-forme
de Diamniadio, MCA
Centre
de Recherche sur OCI à
Sénégal.
Université
du Futur africain
ENVIRONNEMENT
ET CADRE DE VIE
* Transhumance : 20 unités
pastorales
dans la zone sylvopastorale.
Forage
rentable
* Création de cinq aires
marine
protégées
* Production de 31 millions de
plants
* Reboisement de 23700 ha de
terres
* 7 forets régionales de 200
ha chacune
* L’ouverture et entretien de
3500 km de pare feu
* 28 réserves naturelles
communautaires
* Le lancement du projet de
réalisation
de l’unité de traitement
des ordures ménagères
de la ville sainte de Touba
* Dépollution de la baie de
hann
* Nettoiement de la baie de
Hann
* L’institution de repos
biologique
considéré désormais
comme un outil indispensable
de gestion
des pêcheries
* Arrivée du Willis pour le
transport
maritime Dakar –Ziguinchor
* Renouvellement des cars de
transport
urbain (car TATA / SENBUS)
* 150 postes de santé ont été
rénovés, reconstruits
et équipés
* taux de couverture vaccinale
porté
à 93 %
* campagnes préventives contre
les épidémies de fièvre
jaune et poliomyélite
* journées nationales de
vaccination
(JNV)
* Déparasitage des enfants de
moins de 5 ans pour la 1ère
fois
* campagne de vaccination
contre la
rougeole
* Agence Nationale De Lutte
Contre Les
Inondations Et Les Bidonvilles
(A.N.
L.I.B.)
o Il est prévu la construction
d’au moins 3.000 logements de
types F3 (deux chambres,
salon) sur
le site de Keur Massar à Dakar
avant le début de l’hivernage
prochain à raison de 2.000 par
les partenaires malaisiens et
1.000
autres par les
promoteurs/constructeurs
locaux
o Identification des zones
inondables
et des bidonvilles
o Recensement des sinistrés
o Organisation du déplacement
et de l’installation des
populations
dans les sites d’accueil
o Traitement et assainissement
des zones
inondables libérées
o De nouveaux sites seront
identifiés
pour lancer d’autres
programmes
à Dakar et dans les régions
également touchées par
le phénomène des inondations
Projets
assainissement
·
Dakar : grand yoff, centre de
traitement
cambérène, Almadies, liberté
6, parcelles assainies
·
Thiès
·
Saly portudal
·
Kaolack
·
Importants projets en cours à
Pikine, guediawaye, saint
louis, Kaolack,
Ziguinchor, Touba, tivaouane
·
Production de gaz depuis
octobre 2002
·
Electrification de 320 chefs
de communautés
rurale (68 restants prévus
pour
le budget 2006)
·
Programme spécial de 200
villages
en 2006
·
14000 villages visés à
l’horizon 2006
SECURITE
* Installation du système
mondial
de détresse et de sécurité
en mer par la création de cinq
stations radio VHF ASN pour la
couverture
de la zone A1
* Installation dans les
stations de
surveillance de huit radars
côtiers
puissants, pour surveiller les
bateaux
en mer
* Acquisition d’un logiciel et
de 95 balises installées au
bord
des navires autorisés à
pêcher au Sénégal
* Surveillance des côtes : 6
vedettes
et 1 avion
*
* Le gel effectif des licences
de pêche
démersale côtières
* Police de proximité à
Dakar, kaffrine, Touba et
bientôt
à Matam et Bambey a permis de
contenir les demandes
d’intervention
qui sont passées de 45.291 en
2004 à 35 235 en 2005 soit une
baisse 21%
* Les crimes et délits sont
passés
de 21.521 à 9414 soit une
baisse
de 56,25%
* Création d’une compagnie
de circulation pour
l’amélioration
de la mobilité urbaine
* Cette bonne régulation de la
mobilité urbaine a fait passer
les accidents de la
circulation de 17.238
en 2004 à 12.343 soit une
baisse
de 28,39%
* Police de proximité à
Dakar, kaffrine, Touba et
bientôt
à Matam et Bambey a permis de
contenir les demandes
d’intervention
qui sont passées de 45.291 en
2004 à 35 235 en 2005 soit une
baisse 21%
* Les crimes et délits sont
passés
de 21.521 à 9414 soit une
baisse
de 56,25%
* Création d’une compagnie
de circulation pour
l’amélioration
de la mobilité urbaine
* Cette bonne régulation de la
mobilité urbaine a fait passer
les accidents de la
circulation de 17.238
en 2004 à 12.343 soit une
baisse
de 28,39%
* Saisie de l’office central
de
répression du trafic illicite
des stupéfiants a saisi 776 kg
de chanvre indien en 2005
contre 650
en 2004. 4,5 kg de cocaîne,
contre
1,800 kg pour la même période
Saisi de l’office central de
répression
du trafic illicite des
stupéfiants
a saisi 776 kg de chanvre
indien en
2005 contre 650 en 2004. 4,5
kg de cocaine,
contre 1,800 kg pour la même
période
EDUCATION
FORMATION APPUI TECHNIQUE
* 4,5 Mds formation
producteurs
* Recyclage enseignants
* Renforcement des capacités
des femmes entrepreneurs : 536
formées
* Mise à niveau des
entreprises
: afd 9mds, awex 150millions,
adf 6mds/5ans
* Renforcement des capacites
de 160
IMF touchant près de 70000
personnes
pour 494.250 000 fcfa
* Relogement de l’école
nationale des arts (ENA) dans
les nouveaux
locaux
* La formation des producteurs
et des
techniciens sur les
itinéraires
techniques des nouvelles
cultures
* 40 % dans le système
* 2 % au niveau central
* obligation scolaire : 6 à 16
ans
* 15 000 classes élémentaires
* relèvement important du taux
brut de scolarisation qui est
passé
de 68,9% en 1999 à 79,9% en
2004
* Taux de scolarisation au
niveau du
cycle élémentaire est
passé de 56% avant
l’alternance
à 82,5% en 2004-2005.
* 6000 lits pour DAKAR / SAINT
LOUIS
* Gratuité scolaire
* Plan de carrière
* Absorption des crédits :
99,89
%
* Amélioration taux
d’achèvement
* Parité globale atteinte :
51%
pour les garçons en 2005 et de
49% pour les filles
* Projets 1000 classes/
programme d’alphabétisation
intensive du Sénégal avec
financement de l’Etat, puis de
l’agence canadienne pour le
développement
international (ACDI) qui a
permis d’enrôler
à ce jour 417.831 auditeurs
(1993-2004)
* De 1993 à 2004 le Sénégal
a réussi à enrôler
dans les centres
d’alphabétisation,
1 322 381 apprenants dont 76,
26 % de
femmes, réduisant ainsi le
taux
d’analphabétisme de la
population âgée de 10 ans
et plus de 64,1% à 46,4 %.
* 2001 à 2005 les différents
programmes d’alphabétisation
et d’éducation de base
non formelle ont permis
d’enrôler
globalement 643 280
apprenants, correspondant
ainsi à un rythme annuel moyen
de 160 820 apprenants, ce qui
dépasse
largement les prévisions
annuelles
de 120 000 apprenants par an
retenues
dans le cadre de la 1ère phase
du PDEF.
* Ainsi le taux national
d’analphabétisme
du Sénégal, estimé
à 46, 4 % en 2000 / 2001,
pourrait
se situer, en 2005, à 38, 4 %,
soit inversement un taux
d’alphabétisation
d’environ 61, 6 %.
* Pour la participation des
femmes aux
programmes d’alphabétisation,
le taux tourne autour de 80 %.
* l’initiation, lors des 27ème
et 28ème SNA (2002 et 2003),
des agents de l’Etat à
la lecture et à l’écriture
en langues nationales pour
rapprocher
l’administration des
administrés
et l’expérience de
l’introduction
des langues nationales à
l’école
élémentaire en cours depuis
2002 sur toute l’étendue
du territoire national
* A ce jour, 14 langues sont
codifiées
: wolof, pulaar seereer,
jóola,
mandinka, sooninke, hasaniya,
balant,
mankaañ, noon, manjaku, mënik,
oniyan, saafi.
* programme de formation des
élus
* Mise à disposition : des
Communautés
Rurales d’Assistants
communautaires,
des Communes et Régions de
Secrétaires
municipaux ou généraux
* programme de formation des
élus
* Mise à disposition : des
Communautés
Rurales d’Assistants
communautaires,
des Communes et Régions de
Secrétaires
municipaux ou généraux
* Formation décentralisée
du personnel avec les équipes
régionales multisectorielles
CTP.
* Formation au niveau national
de 51
inspecteurs à l’approche
holistique CTP.
* Formation à l’étranger
de 20 cadres intervenant dans
la prise
en charge de la petite enfance
en élaboration
de curricula et
suivi-évaluation.
* 1 578 membres de comité de
gestion formés dont 408 formés
au 2e semestre 2004 (gestion
financière
et administrative de la CTP)
* Formation dans les EFI de
100 volontaires
de la Petite Enfance
* Formation complémentaire de
50 volontaires destinés à
la CTP.
* 526 animateurs polyvalents
formés
en approche holistique
(éducation,
santé, nutrition,
développement
communautaire dont 136 au 2e
semestre
2004).
* 526 mères assistantes
formées
en gestion de programme et
suivi nutritionnel
dans les Cases des Tout-Petits
dont
168 au 2ème semestre.
* Formation de 350 membres de
comité
de gestion formés en gestion
de programme Santé / Nutrition
dont 84 au 2ème semestre.
Ø
un programme de renforcement
des capacités
en matière de lutte contre la
pollution atmosphérique.
Ø
le renforcement des capacités
sectorielles des cadres des
administrations
et du secteur privé
principalement
sur les questions
d’aménagement
de l’espace urbain, la
planification
des transports et des actions
de sensibilisation
et de formation en matière de
sécurité routière.
Ce volet comportera également
des mesures d’appui aux
programmes
de sensibilisation aux
questions relatives
au SIDA dans le secteur des
transports
;
Ø
une contribution au
fonctionnement et
au développement des capacités
du CETUD dans la mise en œuvre
de la réforme institutionnelle
du secteur.
ACQUIS
SOCIAUX
* Fiscalité des entreprises en
baisse dont : impôt sur les
sociétés
de 35 à 33% et à partir
de 2006 à 25%
* Baisse des impôts sur les
salaires
depuis janvier 2005, fiscalité
pétrolière en baisse également
* Suppression en 2007 de la
taxe d’égalisation
(2% et 5%)
* Augmentations des salaires
et des
indemnités
* Accès au crédit des
fonctionnaires
* Retraite à 60 ans
* La distribution gratuite des
semences
pendant les deux premières
années
et leur subvention à hauteur
de 70% en 2005
* Mise en place effective de
la RDIA
à partir du 01 avril 2005 : 1
euro/pax pour la catégorie
nationale
(tout vol direct dont le point
d’arrivée
est situé en territoire
sénégalais)
et 30 euro/pax pour la
catégorie
internationale (toutes autres
destinations)
* Sept (07) hôpitaux régionaux
ont été rénovés
et rééquipés
* Cinq (05) hôpitaux nationaux
ont été réhabilités
et équipés
VIH/SIDA
* prévalence maintenue à
moins de 1 % (0,7 % un des
plus bas
taux en Afrique)
* gratuité du traitement
antirétroviral
depuis 3 ans avec
décentralisation
du traitement
Paludisme
* traitement préventif
intermittent
(TPI) et prise en charge
gratuite pour
la femme enceinte (Financement
Etat).
* Le financement de l’Etat a
été
multiplié par six (6)
Tuberculose
* décentralisation du
traitement
directement observé (DOTS)
* gratuité du traitement et
prise
en charge par l’Etat
Personnel
* Primes spéciales versées
aux personnels, elles sont
passées
de 1milliard 500 millions en
2001 à
3,6milliards en 2005
* L’indemnité de risque
est passée de 10 000 à
25 000 Frs, l’indemnité
de sujétion est passée
de 5 000 à 10 000frs pour le
personnel de soutien et de 10
000 à
15 000 pour le personnel du
statut particulier
* Pour le personnel médical,
la prime de responsabilité,
instituée
en 2004 pour un montant de 50
000, a
été portée, depuis
octobre 2005, à 120.000 frs.
* Une prime d’éloignement
a également été
instituée à partir de
cette année pour les
personnels
affectés dans les postes
situés
en zone difficile. Un montant
de 100
millions est budgétisé
pour 2005.
* La consultation prénatale de
34 à 93 %.
* Les accouchements assistés
de 51 à 62 %.
* La prévalence contraceptive
de 8,1 à 10,3 % (Planification
Familiale).
* La mortalité infantile a
baissé
de 68 à 61 pour mille
naissances
vivantes.
* L’indice synthétique
de fécondité est passé
de 5,7 à 5,3 enfants par femme
* L’installation de la
radiologie
numérique à l’hôpital
Principal
* Revalorisation des
indemnités
des Maires, Adjoints au Maire,
Président
et Vice-présidents de Conseil
rural
* doter chacun des 320
présidents
de Conseil rural d’un véhicule
de fonction
* doter chacun des 320
présidents
de Conseil rural d’un véhicule
de fonction
* Retraite effective à 60%
étendu
dans le secteur privé
* Accès au crédit des
agents de l’Etat
* Convention avec le Maroc et
la Tunisie
pour l’évacuation sanitaire
* Organisation nationale des
professionnels
du bois (2000 ateliers). Ils
vont équiper
gratuitement les 100 premières
maisons du plan jaxaay
·
En octobre 2006 augmentation
de l’indemnité
de judicature à 500.000 pour
les magistrats (compte non
tenu du salaire)
·
Augmentation de 8 milliards
dans le
budget du Ministère de la
Justice
* Décret d’attribution
de terrains aux magistrats en
cours
* 12 000 pirogues motorisées
: Pb carburant // détaxe = -
8 Mds
EMPLOI
Au
moins :
49048
emplois
2768
projets
* 3 régions du bassin
arachidier
: 1837 fermes / 6000 emplois
* Recrutement de 5000 agents
dans la
Fonction publique
* Recrutement de 150 nouveaux
agents
pour renforcer le dispositif
des parcs
et réserves (environnement)
* Création de 907 emplois dans
l’entreprenariat féminin
* Soutien de près de 200
projets
culturels, individuels et
collectifs
* 400 microprojets
(environnement)
* Recrutement de 3000
volontaires de
l’éducation par an.
* Création d’entreprises
: 1791 emplois créés (adepme)
* MCLD : Financement de plus
de 2024
microprojets d’une valeur de
79,237
milliards dans les secteurs de
l’Agriculture,
la Promotion féminine, l’Appui
institutionnel, l’Education,
la
Gestion des ressources
naturelles, les
Infrastructures marchandes,
l’Elevage,
l’Hydraulique et
l’Assainissement,
la Jeunesse & Sport, la
Santé,
les Activités génératrices
de revenus, les Pistes et
voieries,
le Commerce et les Hôtels
communautaires
* ANCTP : Mise en œuvre de
projets
générateurs de revenus
dans 144 cases fonctionnelles
(aviculture,
moulin, maraîchage, couture,
télécentres
multiservice)
* 6200 emplois dans la
distribution
du pain
* Jeunesse : 22000 emplois
* Financement par le FNPJ de
2.378 projets
pour un coût global de
6.230.855.144
FCFA favorisant la création de
12.408 emplois
* Programme cyber centre
d’affaires
: 20 CCA financés à hauteur
de 100.000.000 FCFA
* Programme poste chance, en
partenariat
avec la poste : 17 projets
financés
pour un montant de 21.666.000
FCFA
* Programme république chine
Taiwan : subvention de
10.000.000 FCFA
a permis le financement de 11
projets
dans l’horticulture, le
maraîchage,
la pisciculture. Enveloppe
sera porté
ensuite à 20.899.800 FCFA
* Programme d’insertion des
paramédicaux
: 7 jeunes diplômés en
médecine, pharmacie,
odontostomatologie
pour une enveloppe financière
de 32.425.000 FCFA
·
Programme handicapés : 92
personnes
handicapés financés à
hauteur de 303.882.634 FCA
·
Fermes modernes pilote en
Casamance
:
* Retour à la terre – of
clandestins ou émigrés.
* APIX : 10000 emplois
* Convention Etat/employeur
avec 130
entreprises : 1300 emplois
* 2130 projets créés par
le fonds de l’emploi
ACCES
AUX FINANCEMENTS
* FONDEF
* Fonds pour l’insertion
(ETFP)
* Création à la BAD d’un
fond pour la mobilisation des
ressources
financières destinées
à la mise en oeuvre du volet
environnement du NEPAD
(environnement)
* Fonds national de promotion
de l’entreprenariat
féminin 922 569 300 FCFA pour
131 projets et 907 emplois
crées
* Fonds d’impulsion de la
microfinance
(FIMF)
* Fonds d’aide à la culture
passe de 35 millions à
217.920.000
FCFA
* Fonds d’aide à l’édition
passe de 20 millions à 40
millions
de FCFA
* Mise en place d’un fonds
d’aide
au cinéma avec un montant de
départ de 20 millions
CADRE
JURIDIQUE ET INSTITUTIONNEL
ENVIRONNEMENT
DES AFFAIRES
* Loi agro-sylvo-pastorale
* Projet de loi sur la
piraterie
* Réforme du code pénal
* Réforme foncière
* Ratification de la
convention sur
la diversité culturelle
* Guichet unique
* Réforme de la fiscalité
sous l’angle de l’équité
du genre
* Revalorisation du traitement
des magistrats,
pour renforcer leur autonomie
* gestion de la proximité :
mobilité
des élus (véhicules)
* Création d’un guide de
l’entreprenariat féminin
* La charte des PME (loi
d’orientation)
* Répertoire des PME
* Lettre de politique
sectorielle de
la microfinance
* Mise en place des
hologrammes ayant
permis de réaliser des
recettes
de droit de reproduction d’un
montant de 126 millions pour
un chiffre
d’affaires de 1 milliard 260
millions
* Plan directeur de gestion
des ordures
ménagères dans les capitales
régionales, + touba et
tivavouane
* Processus d’élaboration
d’un plan d’actions national
de gestion intégrée des
ressources en eau (PAGIRE)
* Application effective de la
réforme
hospitalière (autonomie de
gestion)
avec mise en place des tous
les organes
de gestion
* Document de Politique
Nationale de
Développement Intégré
de la Petite Enfance Document
de Politique
Nationale de Développement
Intégré
de la Petite Enfance
* Stratégie de croissance
accélérée
* Apix :Délais aux
investisseurs
réduits : 8 jours – CQ
: 9001 ISO
* Disponibilité d’un manuel
de gestion des cantines dans
les CTP.
Ø
Législation du travail et
autres
incitations
Agence de promotion des sites
industriels
Ø
Réduction des barrières
administratives
Code minier – CN de lutte
contre
la corruption et la concussion
Ø
Amélioration continue de la
fiscalité
Code des Impôts (IS de 35 à
33%) – code des
investissements
– Statut de l’Entreprise
Franche d’Exportation
Ø
Mise à niveau des
infrastructures
Loi sur le BOT – Conseil des
Infrastructures
– Plan de circulation
* le support à la mise en
place
d’une stratégie de réduction
de la pollution atmosphérique
générée par les
transports motorisés et
comprenant
entre autres, l’introduction
de
l’essence sans plomb
* Procédure de mise en œuvre
effective de la Stratégie
nationale
de promotion des exportations
(STRADEX)
effective au début de l’année
2006 par l’Agence Sénégalaise
de Promotion des Exportations
(ASEPEX)
AUTRES
INDICATEURS
Développement
* Respect des équilibres
macro-économiques,
effacement de la dette : 1 300
Mds jusqu’en
2015
* Notation standard et Poors :
B+ à
long terme
* Diminution de dix points
depuis 1994
de l’incidence de la pauvreté
* Potentiel pour atteindre les
objectifs
de développement du millénaire
Education
* Modèle éducatif sénégalais
labellisé
Diplomatie
* Reconnaissance du Sénégal
à la réunion de l’OMC,
décembre 2005
* Crédit accordé à
la candidature du Sénégal
au Conseil de Sécurité,
+ de 29% dans le sondage
réalisé
dernièrement sur 8000
Africains
·
Organisation par notre pays
pour la
deuxième fois du sommet de
l’organisation
de la conférence islamique
(OCI)
·
Reprise des relations
diplomatiques
avec la Chine populaire
·
Densification du réseau
diplomatique
du Sénégal (28 ambassades,
3 consulats, 31
représentations
du Sénégal
·
Rôle significatif du Sénégal
au conseil de paix et de
sécurité
de l’Union Africaine
·
Participation aux opérations
de maintien de la paix dans le
monde
Sport
·
12 médailles en or au niveau
mondial
·
16 médailles en argent au
niveau
mondial
* 28 médailles en bronze au
niveau
mondial
Source: Gouvernement
du Sénégal
[
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......................................................................................................................
2-
Discours
de Madame Aïda MBODJ à
l'occasion
de la Journée Internationale
de la Femme
sur le thème :
"Les
femmes
dans la prise de décision :
relever
les défis, promouvoir le
changement"
/ CICES
le 08 mars 2006 /
Mesdames
les Ministres,
Madame la Directrice Régionale
de l’UNIFEM
Mmes les Présidentes du Comité
d’Organisation et de la
Commission
Scientifique
Mmes, Mrs les Membres du
Comité
Consultatif national de la
Femme,
Mesdames, Messieurs les
Représentants
des partenaires au
développement
Mmes, Mrs les Responsables des
Organisations
de la Société Civile,
Chers Invités, Mesdames,
Messieurs
Voilà
19 ans que le Sénégal,
à l’instar de la communauté
internationale, célèbre
la journée internationale de
la Femme. Cette journée
instituée
par l’Organisation des Nations
unies à la suite de moult
péripéties
dans le combat des femmes du
monde pour
une meilleure reconnaissance
de leurs
droits et statut est
l’occasion
de rappeler à la communauté
internationale le vécu et la
réclame des femmes du monde,
mais aussi les engagements et
les promesses
des leaders du monde.
Le thème choisi cette année
par les nations unies, à
savoir
« les femmes dans la prise de
décision, relever les défis
et promouvoir le changement »
entre en droite ligne dans la
philosophie
quasi séculaire de ce combat
des femmes.
Ce choix confirme que, sans
aucun doute,
les pionnières de ce combat
avaient
raison, tout comme avait
raison Victor
Hugo qui leur prédisait la
victoire
en ces termes, je le cite : «
Vous aurez dans l’avenir
l’auréole
auguste de la femme qui a
protégé
la Femme. Votre admirable
œuvre
tout entière est un combat ;
et ce qui est combat dans le
présent
est victoire dans l’avenir »
fin de citation.
Je suis donc particulièrement
heureuse, Mesdames, Messieurs,
de me
retrouver aujourd’hui dans
cette
salle de l’Unité africaine,
un symbole d’unité dans
la communion des femmes du
monde entier,
pour échanger avec vous et
avec
l’opinion nationale sur ce
thème
d’une importance capitale.
Mon plaisir est d’autant plus
grand que de cette longue
épopée
des femmes du monde, les
femmes sénégalaises
en sortent victorieuses à
plusieurs
égards, de la reconnaissance
de leurs droits à
l’amélioration
de leur statut, en passant par
la préoccupation
du jour qui est leur accès aux
instances de décision.
En effet, Mesdames, Messieurs,
des avancées
significatives sont
enregistrées
au Sénégal en matière
de promotion des femmes dans
des postes
de responsabilité, tant au
niveau
de l’Etat, de l’Assemblée
nationale, du Conseil de la
République,
des Collectivités locales, de
l’Administration, des
Juridictions
et même des institutions
internationales.
Il fut un temps pas très
lointain,
nul n’imaginait que le Sénégal
allait avoir une femme Premier
Ministre,
une femme Ministre d’Etat, une
femme Présidente de Conseil
Constitutionnel
ou de Cour de Cassation, une
femme Doyenne
des juges d’instruction, une
femme
Présidente du Haut Conseil de
l’Audiovisuel, une femme
vice-présidente
ou deuxième questeur à
l’Assemblée nationale,
une femme Préfet ou Adjoint au
Gouverneur, une femme
Commissaire de
Police, une femme Maire ou
Chef de village,
une femme Présidente de
Conseil
Régional, une femme Professeur
titulaire de chaire à
l’université,
une femme Directrice générale
de grande Agence de
développement
ou une femme présidente
nationale
du CONGAD, une communauté de
plus de 160 ONG.
La participation de toutes ces
femmes
aux plus hautes stations des
institutions
de la république, des
organisations
de la société civile et
du secteur privé a, en
réalité,
trouvé un terreau fertile dans
la volonté politique sans
équivoque
de Monsieur le Président de la
République Me Abdoulaye Wade,
avec qui les femmes du Sénégal
et de l’Afrique peuvent tout
avoir,
tant son ambition généreuse
pour elles n’a pas de limites.
N’est-ce pas lui qui a proposé
à ses pairs africains la
parité
hommes/femmes à la Commission
de l’Union africaine et dans
les
instances dirigeantes du NEPAD
? N’est-ce
pas lui qui a proposé à
ses pairs africains que le
numéro
deux ou trois dans l’ordre
protocolaire
des gouvernements soit une
femme ? N’est-ce
pas lui qui a proposé à
ses pairs que le Parlement
africain
compte 35% de femmes à la
première
législature et 50% à la
deuxième ? N’est-ce pas
lui qui, lors de la conférence
des Ministres africains
chargés
de la femme, a proposé aux
femmes
africaines de briguer des
mandats présidentiels
? Qui donc mieux que lui a la
volonté
politique ferme de faire
accéder
les femmes aux instances de
décision
?
La réponse est, sans conteste,
personne.
Pour ainsi dire, Mesdames,
Messieurs,
les défis à relever au
Sénégal ne s’analysent
plus en termes de volonté
politique,
d’engagement du gouvernement
ou
de contexte favorable, mais
bien en
d’autres termes de compétences
acquises des femmes, de leur
présence
sur les champs de compétition
diverse et de leur constance
dans la
mobilisation pour plus de
responsabilités.
La balle est donc dans notre
camp nous
les femmes, pour emprunter
l’expression
aux footballeurs.
Car, en dépit des progrès
accomplis, il reste encore
beaucoup
à faire, pour lever les
dernières
barrières au plein
épanouissement
des femmes sur tous les plans.
Les promesses de Monsieur le
Premier
Ministre dans ce cadre, dites à
l’occasion de sa déclaration
de politique générale,
vont bientôt voir le jour, à
savoir la prise en charge
médicale
de l’époux et des enfants
par la femme salariée et
l’égalité
de traitement fiscal entre
homme et
femme.
Mesdames les Ministres,
Mesdames, Messieurs,
Il ne me reste plus qu’à
réaffirmer mon engagement
personnel
et sans réserve, derrière
le Président de la République
et le Premier Ministre, à ne
ménager effort pour parachever
les quelques conquêtes qu’il
reste aux femmes sénégalaises
de réaliser et pour faire de
la promotion de la femme une
praxis
individuelle et collective au
Sénégal.
Je partage cet engagement avec
toutes
mes sœurs collègues du
gouvernement
que je remercie de leur
disponibilité
sans faille.
Je reste également persuadée,
au vu de la qualité des
intervenants
et des participants à ce
panel,
que les conclusions auxquelles
nous
aboutirons, permettrons
d’affiner
nos stratégies et nos
politiques
pour une meilleure
participation des
femmes aux instances de
décision
et de gestion de ce pays. Je
suis sûre
que si nous mettons en
application cette
pensée qui propose que «
Les hommes provoquent les
situations,
les femmes prennent les
décisions
», alors celles-ci ne seront
que
bénéfiques pour toute
l’humanité.
Je tiens enfin à remercier les
partenaires au développement
qui nous ont appuyés, comme à
l’accoutumée, techniquement
et financièrement, dans
l’organisation
de cette journée, je veux
parler
de l’UNIFEM dont je salue la
présence
de la nouvelle Directrice
régionale,
à l’UNICEF et au FNUAP.
Je
remercie
et félicite le comité
consultatif national de la
Femme et
le comité d’organisation
de la journée.
Comme Victor Hugo, je crois à
la
Victoire des femmes !
Victoire par les femmes !
Victoire pour les femmes !
Je vous remercie de votre
aimable attention.
.........................
le Discours de Madame Aïda
MBODJ.
[
Retour Haut ]
......................................................................................................................
3-
Discours
de Madame Aïda MBODJ à la
Commission de la condition de
la Femme
:
Examen
des progrès
accomplis dans l'intégration
d'une démarche soucieuse de
l'égalité
des sexes
dans la conception,
l'application et
l'évaluation
des politiques et programmes
des pays.
/
Nations Unies, du 27
février
au 10 mars 2006 /
Madame
la Présidente,
La délégation du Sénégal,
par ma voix, vous exprime ses
chaleureuses
félicitations à vous ainsi
qu’aux autres membres du
bureau,
pour votre élection à
la présidence de cette
importante
session. Votre riche
expérience
vous permettra sans doute de
diriger
nos travaux avec toute
l’efficacité
requise et ma délégation
ne ménagera aucun effort pour
vous apporter son soutien dans
la bonne
conduite de votre mission.
Ma délégation a pris note
avec satisfaction du rapport
du Secrétaire
général des Nations Unies
sur les mesures prises pour
assurer
le suivi et la mise en œuvre
des
résultats de la quatrième
conférence mondiale sur les
femmes
et de la vingt troisième
session
extraordinaire de l’Assemblée
générale. Aussi,
souscrit-t-elle
parfaitement aux conclusions
et recommandations
formulées pour une meilleure
promotion des droits et du
statut de
la Femme dans tous les pays.
Madame la Présidente,
L’équité et l’égalité
de genre, en tant que facteur
premier
de développement durable,
constituent
une préoccupation majeure de
la communauté internationale,
depuis l’adoption de la
Déclaration
et du programme d’action de
Beijing,
ainsi que des engagements de
toutes
les conférences et réunions
au sommet antérieures.
Si tous les gouvernements sont
favorables,
dans le principe, à promouvoir
des politiques visant le
développement
et l’épanouissement des
femmes, les stratégies
adoptées,
les moyens mobilisés et les
actions
menées le sont telles que les
progrès accomplis sont
insuffisants
dans beaucoup de secteurs et
en deçà
des objectifs fixés pour une
réelle promotion de la Femme.
Devant cette situation, les
gouvernements
et la communauté
internationale
doivent développer des
stratégies
et politiques novatrices, plus
engagées
et mieux pilotées, pour une
intégration
effective de la femme dans les
processus
de développement.
Au Sénégal, la mise en
œuvre de deux plans d’action
de la femme de 1982 à 2001,
soit
presque deux décennies, a
permis
de capitaliser une solide
expérience
et de tirer des enseignements
clairs
des évaluations de ces plans,
ce qui nous a permis, en
conformité
avec les objectifs du
Programme d’action
de Beijing, du Document de
Stratégie
de Réduction de la Pauvreté
et de la Déclaration du
Millénaire,
d’instaurer un troisième
cadre de référence pour
la promotion de la femme
intitulée
Stratégie Nationale pour
l’Equité
et l’Egalité de Genre au
Sénégal.
Cet exercice a été conduit
de manière consensuelle et
participative
avec la société civile,
tous les partenaires
institutionnels,
techniques, financiers et
sociaux.
L’analyse comparative selon
les
sexes, plus connue sous le nom
d’analyse
genre, ainsi que l’approche
programme
ont guidé la réflexion
tout au long de la formulation
de ladite
Stratégie.
Ainsi, il a été noté
qu’au niveau de l’éducation
et de la formation des femmes,
des avancées
significatives ont été
réalisées à tous
les niveaux. Qu’il s’agisse
de la scolarisation et du
maintien des
filles à l’école,
ou de leur orientation dans
les filières
scientifiques et techniques,
qu’il
s’agisse de l’alphabétisation
des femmes ou du renforcement
de leurs
capacités techniques, des
progrès
réels sont enregistrés.
Le taux brut de scolarisation
(TBS)
à l’élémentaire
est passé de 59,7% en 1996 à
71,6% en 2002. Durant la même
période, celui des filles est
passé de 53% à 67,6%.
Depuis 2004, le nombre de
filles inscrites
à l’école dépasse
celui des garçons.
Les initiatives pour maintenir
ces filles
dans le cursus scolaire le
plus longtemps
possible ou pour les orienter
vers les
filières scientifiques sont
multiples,
aussi bien de la part de
l’Etat
que des organisations privées.
En guise d’illustration, le
Gouvernement
du Sénégal consacre depuis
deux ans 40% de son budget
national
au seul secteur de
l’éducation.
En matière d’alphabétisation
des femmes, la quasi-totalité
des projets et programmes
publics d’alphabétisation
visent comme cibles premières
et prioritaires les femmes qui
occupent
à plus de 90% les classes
d’alphabétisation.
Dans le domaine de la santé,
l’espérance de vie des
femmes a augmenté grâce
aux politiques et programmes
qui ont
pris en compte tous les
aspects de la
santé de la femme et de la
fille.
Le taux de mortalité est passé
de 18 pour mille en 1988 à
10,88
pour mille en 2002.
L’espérance
de vie est passée de 54 ans en
1999 à 56,37 ans en 2002.
Le taux de couverture des
consultations
prénatales a progressé
de 73% en 1997 à 81% en 2001.
La dernière mesure prise dans
ce secteur issue de la volonté
politique sans précédent
du Président de la République,
Me Abdoulaye WADE, l’avocat
des
femmes, est d’assurer la
gratuité
des césariennes et des
accouchements
dans les structures
sanitaires. Ainsi,
les dernières statistiques
publiées
font état d’une baisse
notoire du taux de mortalité
maternelle et infantile.
La prévalence du VIH/Sida est
maîtrisée et maintenue
depuis les années 80, date
d’apparition
du virus au Sénégal, à
un niveau très bas inférieur
à 1,5%. 73% des femmes âgées
de 15 à 49 ans ont entendu
parler
du VIH/SIDA et 56% connaissent
au moins
un moyen de prévention.
Les dépenses publiques de
santé,
dans le cadre du budget
national, sont
passées de 5,75% en 1990 à
10% en 2005 et 10,5% dans le
budget
2006, c'est-à-dire bien
au-delà
des normes fixées par
l’Organisation
mondiale de la Santé.
Sur le plan économique, des
mesures
spécifiques ont permis, d’une
part, d’accroître l’accès
des femmes aux facteurs de
production
et aux ressources financières
et, d’autre part, de renforcer
leurs capacités d’organisation
et de gestion.
A titre d’exemple, les projets
de lutte contre la pauvreté
placés
sous la tutelle de mon
département
ont investi 20 milliards 823
millions
dans les domaines du
renforcement des
capacités, de la microfinance
et de la réalisation
d’infrastructures
et d’équipements
sociocommunautaires,
avec une priorité absolue aux
préoccupations des femmes en
terme de formations, de
microcrédits,
d’équipements d’allègement
de leurs travaux et de
construction
de foyers socio-éducatifs.
Le Projet de Crédit pour les
Femmes de mon département a,
quant à lui, injecté quelques
2 milliards 886 millions de
Francs CFA
dans des activités
génératrices
de revenus pour les femmes
prises individuellement
ou en association. Pour
l’année
2006, c’est plus de 1 milliard
et demi qui est projeté en
termes
de financement pour les femmes
au niveau
de mon département, compte non
pris des autres sources de
financement
publics ou privés (fonds pour
l’entreprenariat féminin,
fonds de promotion économique,
systèmes financiers
décentralisés
ou banques).
Madame la Présidente,
Depuis l’avènement du
Président
WADE à la tête de l’Etat
du Sénégal, les femmes
participent de plus en plus
dans les
instances de gestion et
décision
du pays, dans le gouvernement
comme
au parlement, dans
l’administration
comme dans les juridictions.
Cette tendance sénégalaise
à arriver purement et
simplement
à la parité homme / femme
dans les institutions a amené
le Président WADE à aller
plus loin en proposant aux
femmes africaines,
à l’occasion de la Première
Conférence des Ministres
africains
chargés de la femme et du
genre
tenue à Dakar en octobre 2005,
à briguer des mandats
présidentiels.
La première femme Présidente
de la République en Afrique
vient
d’être élue au Liberia,
je profite de cette tribune
pour la
féliciter et l’encourager,
et je suis sûre que d’autres
femmes et d’autres encore vont
suivre car le poids
démographique
des femmes pèse lourd sur
toute
balance électorale.
Madame la Présidente,
Dans le cadre du renforcement
des capacités
en genre des acteurs du
développement,
le Sénégal a mis l’accent
sur la sensibilisation et la
formation
des membres du gouvernement,
de l’administration,
du parlement, des leaders
religieux,
de la société civile et
des acteurs de la
communication.
Un Guide méthodologique pour
l’intégration du genre
dans les politiques et
programmes des
Ministères a été
élaboré, des supports
de communication dont deux
argumentaires
religieux musulman et chrétien
sur le genre ont été produits
et vulgarisés.
Pour l’intégration du genre
dans le budget, un processus
de sensibilisation
et de formation en Gender
Budgeting
a été initié avec
l’appui des partenaires. La
finalisation
de ce processus est en cours
pour une
application effective des
principes
dans le budget 2007 de l’Etat.
Pour ainsi dire, Madame la
Présidente,
Distingués Délégués,
le Sénégal jouit d’un
contexte et d’un environnement
très propices à la promotion
de la femme, à savoir la
volonté
politique sans équivoque du
Président
et du Gouvernement,
l’engagement
ferme des chefs religieux et
leaders
communautaires, la prise de
conscience
large des femmes et des
filles, le renforcement
des mécanismes de dialogue
social
et de bonne gouvernance,
l’approfondissement
de la démocratie et du respect
des droits humains,
l’élargissement
de la participation de tous à
la vie de la nation.
Ce contexte est certes encore
vicié
par quelques pesanteurs
culturelles
et résistances
traditionnelles,
mais les innovations et
ruptures, introduites
dans une démarche soucieuse de
l’égalité des sexes,
vont sans doute porter les
fruits des
espoirs des vaillantes femmes
sénégalaises
qui n’ont cessé de porter
haut le flambeau de la dignité
de la femme.
Mon pays, le Sénégal,
se préoccupe du bien-être
de toutes les femmes du monde
et en
appelle, pour ce faire, à un
engagement plus fort et plus
solidaire
de la communauté
internationale
pour que la Femme rayonne de
sa beauté
sur toutes les laideurs du
monde. Je
vous remercie.
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le Discours de Madame Aïda
MBODJ.
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