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1- QUELQUES REALISATIONS DU GOUVERNEMENT SENEGALAIS EN 2005 :

ECONOMIE ET INVESTISSEMENT

* Population au 31 décembre 2004 : 10. 564 .303 habitants
* Budget de 1229,5 milliards en 2005, augmentation de plus de 130% en 5 ans
* Taux de croissance réel 5,1%
* Taux d’inflation entre 1et 2%
* Budget d’investissement 45% du budget total
* Budget de fonctionnement 55% du budget total dont 40% à l’éducation et 10% à la santé
* Taux de chômage de 12,9% (mais existe sous emploi)
* 85 000 PME inscrites au NINEA contre 32 294 en 2000
* Baisse du taux d’impôt applicable aux salariés actuellement de 30% , en deçà du standard de 35%.
* Ratio des dépenses en capital sur ressources internes égal à 25% a aussi dépassé le standard de 20%.
* Dette publique extérieure actuellement à 46% du PIB, soit largement au-dessous du plafond de 70% retenu par l’UEMOA.
* le Sénégal est le seul pays de l’UEMOA qui a respecté en 2003 et 2004 sept (07) des huit (08) critères retenus dans le cadre du pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité de l’UEMOA.

Agriculture

* Equipement de 40 PME agricoles en tracteurs dans la vallée pour 1,120 milliards de FCFA
* Reconduction de la subvention des semences d’arachide à hauteur de 125 FCFA/kg pour 40000 tonnes pour une enveloppe de 5 milliards de FCFA portant prix cession des semences d’arachide à 100 FCFA/kg au lieu de 225 FCFA/Kg.
* 420 000 producteurs bénéficiaires de semences d’arachide en 2000 contre 136 000 avant alternance
* Subvention à hauteur de 50% des intrants agricoles (engrais, urée, fongicides, insecticides) pour un montant de cinq milliards FCFA, avec un taux de réalisation du programme engrais de 75,53% environ
* Augmentation de 39% de la production céréalière par rapport à la précédente campagne et de 36% par rapport à la moyenne des cinq dernières années
* Budget de 150.000.000 FCFA pour 2004-2005 est passé à 280.000.000 FCFA pour 2005-2006
* Mise en œuvre des programmes spéciaux de relance et de diversification (maïs, bissap, manioc, sésame) pour un montant global de 2.530.000.000 de FCFA

Economie maritime

* Acquisition de six vedettes de surveillance dont deux de 20 mètres et quatre de 12 mètres
* Acquisition d’un aéronef opérationnel de surveillance des pêches
* Mise en place d’une ligne de crédit du FPE de 2,5 milliards de FCFA pour l’approvisionnement des conserveries de thon

PME

* Renforcement des capacités des entreprises par la promotion du label ADEPME : 1500 emplois consolidés pour un volume d’affaires global de 112 milliards
* Restructuration et redressement d’entreprises : 195 emplois sauvegardés (adepme)
* Mise à niveau des entreprises : renforcement de la compétitivité de 113 entreprises éligibles représentant plus de 231 milliards de chiffre d’affaires et plus 12.000 emplois (adepme)
* Inscription au BCI d’un montant de 300 millions destiné au Programme d’appui à l’industrie cinématographique et audiovisuelle (PAICA)

Santé

* Investissement hospitalier passé de 263 à 280 millions de FCFA.
* Acquisition et installation d’équipements nécessaires à la télémédecine dans certains hôpitaux

Collectivités locales et décentralisation :

* Année 2000 : transferts financiers FDD et FECL : 10,089 milliards de francs, Année 2005 : transferts financiers FDD et FECL : 18,669 milliards de francs, Hausse sur la période : 8,58 milliards ou 85 %.

Commerce

* Poids du secteur commercial : 720 milliards F CFA, (en chiffres constants) à la création de la richesse nationale, soit environ plus de 18 % du Produit Intérieur Brut (PIB) dépassant de plus de dix (10) points celui de l’agriculture.
* Contribution à la croissance réelle économique = 6.7 % entre 2003 et 2004, soit 0,7 % au dessus de la croissance globale.
* 3,5 milliards le chiffre d’affaires réalisé par les producteurs de tomates durant la campagne de commercialisation écoulée.
* Aujourd’hui près de 39% des exportations sénégalaises sont actuellement destinées au marché africain, contre 30% pour l’Europe.
* 24,6% des exportations sénégalaises sont destinées à la zone UEMOA.

Energie et Mines

* OR (contrat sabodola)
* Création de phosphate de Matam
* Recherche pétrolière de 10 compagnies internationales (on shore et offshore)
* Campagne de recherche de plus de 300 millions de dollars en cours

APIX :

* 425 Mds en 2005 en investissements

FPE

* 15 Mds de recouvrement
* Taux intermédiation positif pour la 1ère fois et mutation institutionnel en bonne voie

 

INFRASTRUCTURES

* Education- formation :

o Construction et équipement de locaux pour la formation de techniciens supérieurs au centre de formation professionnelle et technique Sénégal- japon

o Construction et équipement d’un lycée moderne de 1200 place à Thiès pour la formation de technicien en froid, génie civil, maintenance, structure métalliques, production agroalimentaire

o Construction et équipement De 13 centres d’enseignement technique féminin

o Centres de formation professionnelle dédiés aux secteurs économiques prioritaires (agroalimentaire, BTP, activités aéroportuaires, médias numériques)

o Construction et équipement d’un centre sous régional en maintenance automobile en partenariat avec les concessionnaires et professionnels du secteur

o 36 nouveaux lycées : coût moyen par lycée : 500 millions à 1 Milliard FCFA

o Création de l’Université Polytechnique de Thiés (UPT/Thiés)

o Création de l’Université du Futur Africain (UFA)

o Universités de Bambey, de Ziguinchor.

o Depuis l’an 2000, construction de 9110 salles de classe en vue de renforcer l’accès à l’élémentaire

o 5 écoles de formation des instituteurs (EFI) ont été construites à Kaolack, Ziguinchor, Dakar, Diourbel et Fatick

o Construction Antenne Bourse, salles de cours, salles de TP UFR SUP village K, village L, salle de sport à l’Université Gaston Berger de St-Louis.

o Construction d’un pavillon R + 4, d’un bloc pédagogique d’une case de l’étudiant à l’UCAD.

o Construction à l’ex ENS d’une faculté des Sciences, de l’Education et de la Formation.

o Ucad, Deuxième cité des enseignants : Première Phase : 200 Appartements : 60F4 ; 120F3 ; 20F2. Livrée et habitée. Deuxième Phase : 140 Appartements En cours de finition

o 263 Cases des Tout-Petits

* Environnement :

o L’acquisition d’un laboratoire mobile de mesure de la qualité de l’air

o L’acquisition d’une station de réception d’image satellitaires à partir du portail de l’agence spatiale européenne couvrant les satellites SPOT, ENVISAT, ALOS et RADAR

o Travaux de protection côtière à Rufisque et Mbao, stabilisation de la Porte du Millénaire

o Construction de centres de visite technique des véhicules automobiles station pilote de Diamniadio ; station ex TPSOM et une station mobile ainsi qu’un programme de renforcement des capacité sur les questions techniques et de gestion de tels centres ;

o la création d’un laboratoire central de mesures de la pollution et la mise en place d’un observatoire de suivi des indicateurs de la pollution en milieu urbain ;

* Elevage :

o Construction d’un laboratoire de production de vaccins et 04 laboratoires de contrôle de qualité

o Construction en cours de 14 boucheries normalisées, 08 chambres froides et abattoirs de Tivaouane, Touba et Saint Louis

o Mise en place de 06 centres d’impulsion pour la modernisation de l’élevage (CIMEL), 03 haras nationaux et d’un centre d’amélioration génétique

o Mise en place de 1887 petites fermes (lait, embouche bovine, bergeries, chèvreries) et 19 unités pastorales fonctionnelles

o Installation de 08 centres de collecte de lait et 04 mini laiteries

* Pêche :

o Construction d’aires de transformation notamment à Thiaroye, Diamniadio, Potou et Rufisque

o Construction d’aires de débarquement et de transformation sur 10 sites situés sur la petite côte et dans la région de Ziguinchor

o Réalisation en cours d’une première phase de cinq complexes frigorifiques pour la pêche artisanale, d’un coût de 5,9 milliards sur la frange maritime au niveau de saint louis, mbour, Ziguinchor, Yene et Yoff

* Transport :

o Pont de Médina Ndiathbé

o Port de Ziguinchor réhabilité

o Réalisation d’infrastructures routières dans le cadre du PAMU (bretelles et carrefours)

o Echangeur Malick SY, livraison avant fin du premier trimestre 2006

o Autoroute à péage

§ Premières phases: tronçon Malick SY – Pikine (10km) et le tronçon Pikine – Diamniadio (22 km) en cours

§ Secondes phases : tronçon diamniadio - Thiès

o Passerelles de Joal – Fadiouth

o Route Diamniadio – Kaolack

o Autoroute à péage, 1ere tranche Malick SY, Patte d’oie 2x3 voies

o Bitumage du tronçon Fatick – Bambey

o Construction du tronçon Cabrousse – Cap Skirring – Ziguinchor – Mpack

o Construction du premier tronçon Linguère – Boulal (120 km) de la route Linguère –Matam

o Travaux de la boucle du Blouf (Tendièm – Thionk essyl

o Construction du pont de Ngouye

o Nouvel aéroport international Blaise Diagne

o Port de Ziguinchor reconstruit

* Monde rural

o Equipement du monde rural avec un montant de trois milliards (agriculture)

o 24 nouveaux forages

o 127 puits

o 22 châteaux d’eau

o 01 unité de traitement d’eau et près de 500 km d’extension de réseau

o Lancement du projet d’amélioration et de renforcement des points d’eau dans le bassin arachidier (PARPEBA) d’un coût de 10 milliards FCFA pour la réalisation de 32 nouveaux forages et le renforcement de l’existant. Déjà 107 km d’extension de réseaux et 04 nouveaux forages sont réalisés

o Lancement du projet Gorom Lamsar : 52 localités des régions de Saint Louis et de Louga d’un coût estimé à 7 milliards de FCFA

o Lancement du projet Notto- Ndiosmone- palmarin d’environ 19 milliards FCFA qui intéresse 116 localités des régions de Thiès et de Fatick

o 1023 unités de forages gérés par les services de maintenance hydraulique

o Construction d’ouvrage anti-sel dans les régions de Kolda et Ziguinchor, avec un bilan de 8 unités achevées et 04 e cours avec un taux d’exécution de 80%

o bassins de rétention : 314 ouvrages

* Santé

o Cinq (05) nouveaux hôpitaux réalisés

o 100 nouveaux postes de santé ont été construits et équipés

* Collectivités locales

o doter chaque communauté rurale d’un hôtel communautaire (100 construits ou en cours de construction)

o 627 équipements structurants

* Sport

o Construction de 10 stades omnisport

o 47 plateaux multifonctionnels

o 4 arènes de lutte

o Réhabilitation de l’hippodrome de Kébémer, des projecteurs du stade LSS, du stade Demba DIOP

* Justice

o 2 palais de justice terminés

o 6 tribunaux départementaux (guediawaye, foundioungne, bignona, oussouye, kedougou, Mbour)

o 1 centre polyvalent à Kaolack

o Réception des deux palais de justice de Dakar d’ici fin 2006

GRANDS PROJETS

Nouvelle Ville :

plan de fait dans le détail

Cité de la Paix :

Cité des Nations unies Global Village

Plate-forme de Diamniadio, MCA

Centre de Recherche sur OCI à Sénégal.

Université du Futur africain

 

ENVIRONNEMENT ET CADRE DE VIE

* Transhumance : 20 unités pastorales dans la zone sylvopastorale. Forage rentable
* Création de cinq aires marine protégées
* Production de 31 millions de plants
* Reboisement de 23700 ha de terres
* 7 forets régionales de 200 ha chacune
* L’ouverture et entretien de 3500 km de pare feu
* 28 réserves naturelles communautaires
* Le lancement du projet de réalisation de l’unité de traitement des ordures ménagères de la ville sainte de Touba
* Dépollution de la baie de hann
* Nettoiement de la baie de Hann
* L’institution de repos biologique considéré désormais comme un outil indispensable de gestion des pêcheries
* Arrivée du Willis pour le transport maritime Dakar –Ziguinchor
* Renouvellement des cars de transport urbain (car TATA / SENBUS)
* 150 postes de santé ont été rénovés, reconstruits et équipés
* taux de couverture vaccinale porté à 93 %
* campagnes préventives contre les épidémies de fièvre jaune et poliomyélite
* journées nationales de vaccination (JNV)
* Déparasitage des enfants de moins de 5 ans pour la 1ère fois
* campagne de vaccination contre la rougeole
* Agence Nationale De Lutte Contre Les Inondations Et Les Bidonvilles (A.N. L.I.B.)
o Il est prévu la construction d’au moins 3.000 logements de types F3 (deux chambres, salon) sur le site de Keur Massar à Dakar avant le début de l’hivernage prochain à raison de 2.000 par les partenaires malaisiens et 1.000 autres par les promoteurs/constructeurs locaux
o Identification des zones inondables et des bidonvilles
o Recensement des sinistrés
o Organisation du déplacement et de l’installation des populations dans les sites d’accueil
o Traitement et assainissement des zones inondables libérées
o De nouveaux sites seront identifiés pour lancer d’autres programmes à Dakar et dans les régions également touchées par le phénomène des inondations

Projets assainissement

· Dakar : grand yoff, centre de traitement cambérène, Almadies, liberté 6, parcelles assainies

· Thiès

· Saly portudal

· Kaolack

· Importants projets en cours à Pikine, guediawaye, saint louis, Kaolack, Ziguinchor, Touba, tivaouane

· Production de gaz depuis octobre 2002

· Electrification de 320 chefs de communautés rurale (68 restants prévus pour le budget 2006)

· Programme spécial de 200 villages en 2006

· 14000 villages visés à l’horizon 2006

SECURITE

* Installation du système mondial de détresse et de sécurité en mer par la création de cinq stations radio VHF ASN pour la couverture de la zone A1
* Installation dans les stations de surveillance de huit radars côtiers puissants, pour surveiller les bateaux en mer
* Acquisition d’un logiciel et de 95 balises installées au bord des navires autorisés à pêcher au Sénégal
* Surveillance des côtes : 6 vedettes et 1 avion
*
* Le gel effectif des licences de pêche démersale côtières
* Police de proximité à Dakar, kaffrine, Touba et bientôt à Matam et Bambey a permis de contenir les demandes d’intervention qui sont passées de 45.291 en 2004 à 35 235 en 2005 soit une baisse 21%
* Les crimes et délits sont passés de 21.521 à 9414 soit une baisse de 56,25%
* Création d’une compagnie de circulation pour l’amélioration de la mobilité urbaine
* Cette bonne régulation de la mobilité urbaine a fait passer les accidents de la circulation de 17.238 en 2004 à 12.343 soit une baisse de 28,39%
* Police de proximité à Dakar, kaffrine, Touba et bientôt à Matam et Bambey a permis de contenir les demandes d’intervention qui sont passées de 45.291 en 2004 à 35 235 en 2005 soit une baisse 21%
* Les crimes et délits sont passés de 21.521 à 9414 soit une baisse de 56,25%
* Création d’une compagnie de circulation pour l’amélioration de la mobilité urbaine
* Cette bonne régulation de la mobilité urbaine a fait passer les accidents de la circulation de 17.238 en 2004 à 12.343 soit une baisse de 28,39%
* Saisie de l’office central de répression du trafic illicite des stupéfiants a saisi 776 kg de chanvre indien en 2005 contre 650 en 2004. 4,5 kg de cocaîne, contre 1,800 kg pour la même période Saisi de l’office central de répression du trafic illicite des stupéfiants a saisi 776 kg de chanvre indien en 2005 contre 650 en 2004. 4,5 kg de cocaine, contre 1,800 kg pour la même période

EDUCATION FORMATION APPUI TECHNIQUE

* 4,5 Mds formation producteurs
* Recyclage enseignants
* Renforcement des capacités des femmes entrepreneurs : 536 formées
* Mise à niveau des entreprises : afd 9mds, awex 150millions, adf 6mds/5ans
* Renforcement des capacites de 160 IMF touchant près de 70000 personnes pour 494.250 000 fcfa
* Relogement de l’école nationale des arts (ENA) dans les nouveaux locaux
* La formation des producteurs et des techniciens sur les itinéraires techniques des nouvelles cultures
* 40 % dans le système
* 2 % au niveau central
* obligation scolaire : 6 à 16 ans
* 15 000 classes élémentaires
* relèvement important du taux brut de scolarisation qui est passé de 68,9% en 1999 à 79,9% en 2004
* Taux de scolarisation au niveau du cycle élémentaire est passé de 56% avant l’alternance à 82,5% en 2004-2005.
* 6000 lits pour DAKAR / SAINT LOUIS
* Gratuité scolaire
* Plan de carrière
* Absorption des crédits : 99,89 %
* Amélioration taux d’achèvement
* Parité globale atteinte : 51% pour les garçons en 2005 et de 49% pour les filles
* Projets 1000 classes/ programme d’alphabétisation intensive du Sénégal avec financement de l’Etat, puis de l’agence canadienne pour le développement international (ACDI) qui a permis d’enrôler à ce jour 417.831 auditeurs (1993-2004)
* De 1993 à 2004 le Sénégal a réussi à enrôler dans les centres d’alphabétisation, 1 322 381 apprenants dont 76, 26 % de femmes, réduisant ainsi le taux d’analphabétisme de la population âgée de 10 ans et plus de 64,1% à 46,4 %.
* 2001 à 2005 les différents programmes d’alphabétisation et d’éducation de base non formelle ont permis d’enrôler globalement 643 280 apprenants, correspondant ainsi à un rythme annuel moyen de 160 820 apprenants, ce qui dépasse largement les prévisions annuelles de 120 000 apprenants par an retenues dans le cadre de la 1ère phase du PDEF.
* Ainsi le taux national d’analphabétisme du Sénégal, estimé à 46, 4 % en 2000 / 2001, pourrait se situer, en 2005, à 38, 4 %, soit inversement un taux d’alphabétisation d’environ 61, 6 %.
* Pour la participation des femmes aux programmes d’alphabétisation, le taux tourne autour de 80 %.
* l’initiation, lors des 27ème et 28ème SNA (2002 et 2003), des agents de l’Etat à la lecture et à l’écriture en langues nationales pour rapprocher l’administration des administrés et l’expérience de l’introduction des langues nationales à l’école élémentaire en cours depuis 2002 sur toute l’étendue du territoire national
* A ce jour, 14 langues sont codifiées : wolof, pulaar seereer, jóola, mandinka, sooninke, hasaniya, balant, mankaañ, noon, manjaku, mënik, oniyan, saafi.
* programme de formation des élus
* Mise à disposition : des Communautés Rurales d’Assistants communautaires, des Communes et Régions de Secrétaires municipaux ou généraux
* programme de formation des élus
* Mise à disposition : des Communautés Rurales d’Assistants communautaires, des Communes et Régions de Secrétaires municipaux ou généraux
* Formation décentralisée du personnel avec les équipes régionales multisectorielles CTP.
* Formation au niveau national de 51 inspecteurs à l’approche holistique CTP.
* Formation à l’étranger de 20 cadres intervenant dans la prise en charge de la petite enfance en élaboration de curricula et suivi-évaluation.
* 1 578 membres de comité de gestion formés dont 408 formés au 2e semestre 2004 (gestion financière et administrative de la CTP)
* Formation dans les EFI de 100 volontaires de la Petite Enfance
* Formation complémentaire de 50 volontaires destinés à la CTP.
* 526 animateurs polyvalents formés en approche holistique (éducation, santé, nutrition, développement communautaire dont 136 au 2e semestre 2004).
* 526 mères assistantes formées en gestion de programme et suivi nutritionnel dans les Cases des Tout-Petits dont 168 au 2ème semestre.
* Formation de 350 membres de comité de gestion formés en gestion de programme Santé / Nutrition dont 84 au 2ème semestre.

Ø un programme de renforcement des capacités en matière de lutte contre la pollution atmosphérique.

Ø le renforcement des capacités sectorielles des cadres des administrations et du secteur privé principalement sur les questions d’aménagement de l’espace urbain, la planification des transports et des actions de sensibilisation et de formation en matière de sécurité routière. Ce volet comportera également des mesures d’appui aux programmes de sensibilisation aux questions relatives au SIDA dans le secteur des transports ;

Ø une contribution au fonctionnement et au développement des capacités du CETUD dans la mise en œuvre de la réforme institutionnelle du secteur.

ACQUIS SOCIAUX

* Fiscalité des entreprises en baisse dont : impôt sur les sociétés de 35 à 33% et à partir de 2006 à 25%
* Baisse des impôts sur les salaires depuis janvier 2005, fiscalité pétrolière en baisse également
* Suppression en 2007 de la taxe d’égalisation (2% et 5%)
* Augmentations des salaires et des indemnités
* Accès au crédit des fonctionnaires
* Retraite à 60 ans
* La distribution gratuite des semences pendant les deux premières années et leur subvention à hauteur de 70% en 2005
* Mise en place effective de la RDIA à partir du 01 avril 2005 : 1 euro/pax pour la catégorie nationale (tout vol direct dont le point d’arrivée est situé en territoire sénégalais) et 30 euro/pax pour la catégorie internationale (toutes autres destinations)
* Sept (07) hôpitaux régionaux ont été rénovés et rééquipés
* Cinq (05) hôpitaux nationaux ont été réhabilités et équipés

VIH/SIDA

* prévalence maintenue à moins de 1 % (0,7 % un des plus bas taux en Afrique)
* gratuité du traitement antirétroviral depuis 3 ans avec décentralisation du traitement

Paludisme

* traitement préventif intermittent (TPI) et prise en charge gratuite pour la femme enceinte (Financement Etat).
* Le financement de l’Etat a été multiplié par six (6)

Tuberculose

* décentralisation du traitement directement observé (DOTS)
* gratuité du traitement et prise en charge par l’Etat

Personnel

* Primes spéciales versées aux personnels, elles sont passées de 1milliard 500 millions en 2001 à 3,6milliards en 2005
* L’indemnité de risque est passée de 10 000 à 25 000 Frs, l’indemnité de sujétion est passée de 5 000 à 10 000frs pour le personnel de soutien et de 10 000 à 15 000 pour le personnel du statut particulier
* Pour le personnel médical, la prime de responsabilité, instituée en 2004 pour un montant de 50 000, a été portée, depuis octobre 2005, à 120.000 frs.
* Une prime d’éloignement a également été instituée à partir de cette année pour les personnels affectés dans les postes situés en zone difficile. Un montant de 100 millions est budgétisé pour 2005.
* La consultation prénatale de 34 à 93 %.
* Les accouchements assistés de 51 à 62 %.
* La prévalence contraceptive de 8,1 à 10,3 % (Planification Familiale).
* La mortalité infantile a baissé de 68 à 61 pour mille naissances vivantes.
* L’indice synthétique de fécondité est passé de 5,7 à 5,3 enfants par femme
* L’installation de la radiologie numérique à l’hôpital Principal
* Revalorisation des indemnités des Maires, Adjoints au Maire, Président et Vice-présidents de Conseil rural
* doter chacun des 320 présidents de Conseil rural d’un véhicule de fonction
* doter chacun des 320 présidents de Conseil rural d’un véhicule de fonction
* Retraite effective à 60% étendu dans le secteur privé
* Accès au crédit des agents de l’Etat
* Convention avec le Maroc et la Tunisie pour l’évacuation sanitaire
* Organisation nationale des professionnels du bois (2000 ateliers). Ils vont équiper gratuitement les 100 premières maisons du plan jaxaay

· En octobre 2006 augmentation de l’indemnité de judicature à 500.000 pour les magistrats (compte non tenu du salaire)

· Augmentation de 8 milliards dans le budget du Ministère de la Justice

* Décret d’attribution de terrains aux magistrats en cours
* 12 000 pirogues motorisées : Pb carburant // détaxe = - 8 Mds

EMPLOI

Au moins :

49048 emplois

2768 projets

* 3 régions du bassin arachidier : 1837 fermes / 6000 emplois
* Recrutement de 5000 agents dans la Fonction publique
* Recrutement de 150 nouveaux agents pour renforcer le dispositif des parcs et réserves (environnement)
* Création de 907 emplois dans l’entreprenariat féminin
* Soutien de près de 200 projets culturels, individuels et collectifs
* 400 microprojets (environnement)
* Recrutement de 3000 volontaires de l’éducation par an.
* Création d’entreprises : 1791 emplois créés (adepme)
* MCLD : Financement de plus de 2024 microprojets d’une valeur de 79,237 milliards dans les secteurs de l’Agriculture, la Promotion féminine, l’Appui institutionnel, l’Education, la Gestion des ressources naturelles, les Infrastructures marchandes, l’Elevage, l’Hydraulique et l’Assainissement, la Jeunesse & Sport, la Santé, les Activités génératrices de revenus, les Pistes et voieries, le Commerce et les Hôtels communautaires
* ANCTP : Mise en œuvre de projets générateurs de revenus dans 144 cases fonctionnelles (aviculture, moulin, maraîchage, couture, télécentres multiservice)
* 6200 emplois dans la distribution du pain
* Jeunesse : 22000 emplois
* Financement par le FNPJ de 2.378 projets pour un coût global de 6.230.855.144 FCFA favorisant la création de 12.408 emplois
* Programme cyber centre d’affaires : 20 CCA financés à hauteur de 100.000.000 FCFA
* Programme poste chance, en partenariat avec la poste : 17 projets financés pour un montant de 21.666.000 FCFA
* Programme république chine Taiwan : subvention de 10.000.000 FCFA a permis le financement de 11 projets dans l’horticulture, le maraîchage, la pisciculture. Enveloppe sera porté ensuite à 20.899.800 FCFA
* Programme d’insertion des paramédicaux : 7 jeunes diplômés en médecine, pharmacie, odontostomatologie pour une enveloppe financière de 32.425.000 FCFA

· Programme handicapés : 92 personnes handicapés financés à hauteur de 303.882.634 FCA

· Fermes modernes pilote en Casamance :

* Retour à la terre – of clandestins ou émigrés.
* APIX : 10000 emplois
* Convention Etat/employeur avec 130 entreprises : 1300 emplois
* 2130 projets créés par le fonds de l’emploi

ACCES AUX FINANCEMENTS

* FONDEF
* Fonds pour l’insertion (ETFP)
* Création à la BAD d’un fond pour la mobilisation des ressources financières destinées à la mise en oeuvre du volet environnement du NEPAD (environnement)
* Fonds national de promotion de l’entreprenariat féminin 922 569 300 FCFA pour 131 projets et 907 emplois crées
* Fonds d’impulsion de la microfinance (FIMF)
* Fonds d’aide à la culture passe de 35 millions à 217.920.000 FCFA
* Fonds d’aide à l’édition passe de 20 millions à 40 millions de FCFA
* Mise en place d’un fonds d’aide au cinéma avec un montant de départ de 20 millions

CADRE JURIDIQUE ET INSTITUTIONNEL

ENVIRONNEMENT DES AFFAIRES

* Loi agro-sylvo-pastorale
* Projet de loi sur la piraterie
* Réforme du code pénal
* Réforme foncière
* Ratification de la convention sur la diversité culturelle
* Guichet unique
* Réforme de la fiscalité sous l’angle de l’équité du genre
* Revalorisation du traitement des magistrats, pour renforcer leur autonomie
* gestion de la proximité : mobilité des élus (véhicules)
* Création d’un guide de l’entreprenariat féminin
* La charte des PME (loi d’orientation)
* Répertoire des PME
* Lettre de politique sectorielle de la microfinance
* Mise en place des hologrammes ayant permis de réaliser des recettes de droit de reproduction d’un montant de 126 millions pour un chiffre d’affaires de 1 milliard 260 millions
* Plan directeur de gestion des ordures ménagères dans les capitales régionales, + touba et tivavouane
* Processus d’élaboration d’un plan d’actions national de gestion intégrée des ressources en eau (PAGIRE)
* Application effective de la réforme hospitalière (autonomie de gestion) avec mise en place des tous les organes de gestion
* Document de Politique Nationale de Développement Intégré de la Petite Enfance Document de Politique Nationale de Développement Intégré de la Petite Enfance
* Stratégie de croissance accélérée
* Apix :Délais aux investisseurs réduits : 8 jours – CQ : 9001 ISO
* Disponibilité d’un manuel de gestion des cantines dans les CTP.

Ø Législation du travail et autres incitations

Agence de promotion des sites industriels

Ø Réduction des barrières administratives

Code minier – CN de lutte contre la corruption et la concussion

Ø Amélioration continue de la fiscalité

Code des Impôts (IS de 35 à 33%) – code des investissements – Statut de l’Entreprise Franche d’Exportation

Ø Mise à niveau des infrastructures

Loi sur le BOT – Conseil des Infrastructures – Plan de circulation

* le support à la mise en place d’une stratégie de réduction de la pollution atmosphérique générée par les transports motorisés et comprenant entre autres, l’introduction de l’essence sans plomb
* Procédure de mise en œuvre effective de la Stratégie nationale de promotion des exportations (STRADEX) effective au début de l’année 2006 par l’Agence Sénégalaise de Promotion des Exportations (ASEPEX)

AUTRES INDICATEURS

Développement

* Respect des équilibres macro-économiques, effacement de la dette : 1 300 Mds jusqu’en 2015
* Notation standard et Poors : B+ à long terme
* Diminution de dix points depuis 1994 de l’incidence de la pauvreté
* Potentiel pour atteindre les objectifs de développement du millénaire

Education

* Modèle éducatif sénégalais labellisé

Diplomatie

* Reconnaissance du Sénégal à la réunion de l’OMC, décembre 2005
* Crédit accordé à la candidature du Sénégal au Conseil de Sécurité, + de 29% dans le sondage réalisé dernièrement sur 8000 Africains

· Organisation par notre pays pour la deuxième fois du sommet de l’organisation de la conférence islamique (OCI)

· Reprise des relations diplomatiques avec la Chine populaire

· Densification du réseau diplomatique du Sénégal (28 ambassades, 3 consulats, 31 représentations du Sénégal

· Rôle significatif du Sénégal au conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine

· Participation aux opérations de maintien de la paix dans le monde

Sport

· 12 médailles en or au niveau mondial

· 16 médailles en argent au niveau mondial

* 28 médailles en bronze au niveau mondial

Source: Gouvernement du Sénégal

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2- Discours de Madame Aïda MBODJ à l'occasion de la Journée Internationale de la Femme
sur le thème :

"Les femmes dans la prise de décision : relever les défis, promouvoir le changement"
/
CICES le 08 mars 2006 /

Mesdames les Ministres,
Madame la Directrice Régionale de l’UNIFEM
Mmes les Présidentes du Comité d’Organisation et de la Commission Scientifique
Mmes, Mrs les Membres du Comité Consultatif national de la Femme,
Mesdames, Messieurs les Représentants des partenaires au développement
Mmes, Mrs les Responsables des Organisations de la Société Civile,
Chers Invités, Mesdames, Messieurs

Voilà 19 ans que le Sénégal, à l’instar de la communauté internationale, célèbre la journée internationale de la Femme. Cette journée instituée par l’Organisation des Nations unies à la suite de moult péripéties dans le combat des femmes du monde pour une meilleure reconnaissance de leurs droits et statut est l’occasion de rappeler à la communauté internationale le vécu et la réclame des femmes du monde, mais aussi les engagements et les promesses des leaders du monde.
Le thème choisi cette année par les nations unies, à savoir « les femmes dans la prise de décision, relever les défis et promouvoir le changement » entre en droite ligne dans la philosophie quasi séculaire de ce combat des femmes.
Ce choix confirme que, sans aucun doute, les pionnières de ce combat avaient raison, tout comme avait raison Victor Hugo qui leur prédisait la victoire en ces termes, je le cite : « Vous aurez dans l’avenir l’auréole auguste de la femme qui a protégé la Femme. Votre admirable œuvre tout entière est un combat ; et ce qui est combat dans le présent est victoire dans l’avenir » fin de citation.

Je suis donc particulièrement heureuse, Mesdames, Messieurs, de me retrouver aujourd’hui dans cette salle de l’Unité africaine, un symbole d’unité dans la communion des femmes du monde entier, pour échanger avec vous et avec l’opinion nationale sur ce thème d’une importance capitale.

Mon plaisir est d’autant plus grand que de cette longue épopée des femmes du monde, les femmes sénégalaises en sortent victorieuses à plusieurs égards, de la reconnaissance de leurs droits à l’amélioration de leur statut, en passant par la préoccupation du jour qui est leur accès aux instances de décision.

En effet, Mesdames, Messieurs, des avancées significatives sont enregistrées au Sénégal en matière de promotion des femmes dans des postes de responsabilité, tant au niveau de l’Etat, de l’Assemblée nationale, du Conseil de la République, des Collectivités locales, de l’Administration, des Juridictions et même des institutions internationales.
Il fut un temps pas très lointain, nul n’imaginait que le Sénégal allait avoir une femme Premier Ministre, une femme Ministre d’Etat, une femme Présidente de Conseil Constitutionnel ou de Cour de Cassation, une femme Doyenne des juges d’instruction, une femme Présidente du Haut Conseil de l’Audiovisuel, une femme vice-présidente ou deuxième questeur à l’Assemblée nationale, une femme Préfet ou Adjoint au Gouverneur, une femme Commissaire de Police, une femme Maire ou Chef de village, une femme Présidente de Conseil Régional, une femme Professeur titulaire de chaire à l’université, une femme Directrice générale de grande Agence de développement ou une femme présidente nationale du CONGAD, une communauté de plus de 160 ONG.

La participation de toutes ces femmes aux plus hautes stations des institutions de la république, des organisations de la société civile et du secteur privé a, en réalité, trouvé un terreau fertile dans la volonté politique sans équivoque de Monsieur le Président de la République Me Abdoulaye Wade, avec qui les femmes du Sénégal et de l’Afrique peuvent tout avoir, tant son ambition généreuse pour elles n’a pas de limites. N’est-ce pas lui qui a proposé à ses pairs africains la parité hommes/femmes à la Commission de l’Union africaine et dans les instances dirigeantes du NEPAD ? N’est-ce pas lui qui a proposé à ses pairs africains que le numéro deux ou trois dans l’ordre protocolaire des gouvernements soit une femme ? N’est-ce pas lui qui a proposé à ses pairs que le Parlement africain compte 35% de femmes à la première législature et 50% à la deuxième ? N’est-ce pas lui qui, lors de la conférence des Ministres africains chargés de la femme, a proposé aux femmes africaines de briguer des mandats présidentiels ? Qui donc mieux que lui a la volonté politique ferme de faire accéder les femmes aux instances de décision ?
La réponse est, sans conteste, personne.

Pour ainsi dire, Mesdames, Messieurs, les défis à relever au Sénégal ne s’analysent plus en termes de volonté politique, d’engagement du gouvernement ou de contexte favorable, mais bien en d’autres termes de compétences acquises des femmes, de leur présence sur les champs de compétition diverse et de leur constance dans la mobilisation pour plus de responsabilités. La balle est donc dans notre camp nous les femmes, pour emprunter l’expression aux footballeurs.
Car, en dépit des progrès accomplis, il reste encore beaucoup à faire, pour lever les dernières barrières au plein épanouissement des femmes sur tous les plans.

Les promesses de Monsieur le Premier Ministre dans ce cadre, dites à l’occasion de sa déclaration de politique générale, vont bientôt voir le jour, à savoir la prise en charge médicale de l’époux et des enfants par la femme salariée et l’égalité de traitement fiscal entre homme et femme.

Mesdames les Ministres, Mesdames, Messieurs,
Il ne me reste plus qu’à réaffirmer mon engagement personnel et sans réserve, derrière le Président de la République et le Premier Ministre, à ne ménager effort pour parachever les quelques conquêtes qu’il reste aux femmes sénégalaises de réaliser et pour faire de la promotion de la femme une praxis individuelle et collective au Sénégal. Je partage cet engagement avec toutes mes sœurs collègues du gouvernement que je remercie de leur disponibilité sans faille.
Je reste également persuadée, au vu de la qualité des intervenants et des participants à ce panel, que les conclusions auxquelles nous aboutirons, permettrons d’affiner nos stratégies et nos politiques pour une meilleure participation des femmes aux instances de décision et de gestion de ce pays. Je suis sûre que si nous mettons en application cette pensée qui propose que « Les hommes provoquent les situations, les femmes prennent les décisions », alors celles-ci ne seront que bénéfiques pour toute l’humanité.

Je tiens enfin à remercier les partenaires au développement qui nous ont appuyés, comme à l’accoutumée, techniquement et financièrement, dans l’organisation de cette journée, je veux parler de l’UNIFEM dont je salue la présence de la nouvelle Directrice régionale, à l’UNICEF et au FNUAP.

Je remercie et félicite le comité consultatif national de la Femme et le comité d’organisation de la journée.
Comme Victor Hugo, je crois à la
Victoire des femmes !
Victoire par les femmes !
Victoire pour les femmes !
Je vous remercie de votre aimable attention.

......................... le Discours de Madame Aïda MBODJ.

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3- Discours de Madame Aïda MBODJ à la Commission de la condition de la Femme :

Examen des progrès accomplis dans l'intégration
d'une démarche soucieuse de l'égalité des sexes
dans la conception, l'application et l'évaluation
des politiques et programmes des pays.

/ Nations Unies, du 27 février au 10 mars 2006 /

Madame la Présidente,
La délégation du Sénégal, par ma voix, vous exprime ses chaleureuses félicitations à vous ainsi qu’aux autres membres du bureau, pour votre élection à la présidence de cette importante session. Votre riche expérience vous permettra sans doute de diriger nos travaux avec toute l’efficacité requise et ma délégation ne ménagera aucun effort pour vous apporter son soutien dans la bonne conduite de votre mission.

Ma délégation a pris note avec satisfaction du rapport du Secrétaire général des Nations Unies sur les mesures prises pour assurer le suivi et la mise en œuvre des résultats de la quatrième conférence mondiale sur les femmes et de la vingt troisième session extraordinaire de l’Assemblée générale. Aussi, souscrit-t-elle parfaitement aux conclusions et recommandations formulées pour une meilleure promotion des droits et du statut de la Femme dans tous les pays.

Madame la Présidente,
L’équité et l’égalité de genre, en tant que facteur premier de développement durable, constituent une préoccupation majeure de la communauté internationale, depuis l’adoption de la Déclaration et du programme d’action de Beijing, ainsi que des engagements de toutes les conférences et réunions au sommet antérieures.
Si tous les gouvernements sont favorables, dans le principe, à promouvoir des politiques visant le développement et l’épanouissement des femmes, les stratégies adoptées, les moyens mobilisés et les actions menées le sont telles que les progrès accomplis sont insuffisants dans beaucoup de secteurs et en deçà des objectifs fixés pour une réelle promotion de la Femme. Devant cette situation, les gouvernements et la communauté internationale doivent développer des stratégies et politiques novatrices, plus engagées et mieux pilotées, pour une intégration effective de la femme dans les processus de développement.

Au Sénégal, la mise en œuvre de deux plans d’action de la femme de 1982 à 2001, soit presque deux décennies, a permis de capitaliser une solide expérience et de tirer des enseignements clairs des évaluations de ces plans, ce qui nous a permis, en conformité avec les objectifs du Programme d’action de Beijing, du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté et de la Déclaration du Millénaire, d’instaurer un troisième cadre de référence pour la promotion de la femme intitulée Stratégie Nationale pour l’Equité et l’Egalité de Genre au Sénégal.

Cet exercice a été conduit de manière consensuelle et participative avec la société civile, tous les partenaires institutionnels, techniques, financiers et sociaux.

L’analyse comparative selon les sexes, plus connue sous le nom d’analyse genre, ainsi que l’approche programme ont guidé la réflexion tout au long de la formulation de ladite Stratégie.
Ainsi, il a été noté qu’au niveau de l’éducation et de la formation des femmes, des avancées significatives ont été réalisées à tous les niveaux. Qu’il s’agisse de la scolarisation et du maintien des filles à l’école, ou de leur orientation dans les filières scientifiques et techniques, qu’il s’agisse de l’alphabétisation des femmes ou du renforcement de leurs capacités techniques, des progrès réels sont enregistrés.

Le taux brut de scolarisation (TBS) à l’élémentaire est passé de 59,7% en 1996 à 71,6% en 2002. Durant la même période, celui des filles est passé de 53% à 67,6%. Depuis 2004, le nombre de filles inscrites à l’école dépasse celui des garçons.
Les initiatives pour maintenir ces filles dans le cursus scolaire le plus longtemps possible ou pour les orienter vers les filières scientifiques sont multiples, aussi bien de la part de l’Etat que des organisations privées. En guise d’illustration, le Gouvernement du Sénégal consacre depuis deux ans 40% de son budget national au seul secteur de l’éducation.
En matière d’alphabétisation des femmes, la quasi-totalité des projets et programmes publics d’alphabétisation visent comme cibles premières et prioritaires les femmes qui occupent à plus de 90% les classes d’alphabétisation.
Dans le domaine de la santé, l’espérance de vie des femmes a augmenté grâce aux politiques et programmes qui ont pris en compte tous les aspects de la santé de la femme et de la fille.
Le taux de mortalité est passé de 18 pour mille en 1988 à 10,88 pour mille en 2002. L’espérance de vie est passée de 54 ans en 1999 à 56,37 ans en 2002.
Le taux de couverture des consultations prénatales a progressé de 73% en 1997 à 81% en 2001. La dernière mesure prise dans ce secteur issue de la volonté politique sans précédent du Président de la République, Me Abdoulaye WADE, l’avocat des femmes, est d’assurer la gratuité des césariennes et des accouchements dans les structures sanitaires. Ainsi, les dernières statistiques publiées font état d’une baisse notoire du taux de mortalité maternelle et infantile.
La prévalence du VIH/Sida est maîtrisée et maintenue depuis les années 80, date d’apparition du virus au Sénégal, à un niveau très bas inférieur à 1,5%. 73% des femmes âgées de 15 à 49 ans ont entendu parler du VIH/SIDA et 56% connaissent au moins un moyen de prévention.

Les dépenses publiques de santé, dans le cadre du budget national, sont passées de 5,75% en 1990 à 10% en 2005 et 10,5% dans le budget 2006, c'est-à-dire bien au-delà des normes fixées par l’Organisation mondiale de la Santé.
Sur le plan économique, des mesures spécifiques ont permis, d’une part, d’accroître l’accès des femmes aux facteurs de production et aux ressources financières et, d’autre part, de renforcer leurs capacités d’organisation et de gestion.
A titre d’exemple, les projets de lutte contre la pauvreté placés sous la tutelle de mon département ont investi 20 milliards 823 millions dans les domaines du renforcement des capacités, de la microfinance et de la réalisation d’infrastructures et d’équipements sociocommunautaires, avec une priorité absolue aux préoccupations des femmes en terme de formations, de microcrédits, d’équipements d’allègement de leurs travaux et de construction de foyers socio-éducatifs.
Le Projet de Crédit pour les Femmes de mon département a, quant à lui, injecté quelques 2 milliards 886 millions de Francs CFA dans des activités génératrices de revenus pour les femmes prises individuellement ou en association. Pour l’année 2006, c’est plus de 1 milliard et demi qui est projeté en termes de financement pour les femmes au niveau de mon département, compte non pris des autres sources de financement publics ou privés (fonds pour l’entreprenariat féminin, fonds de promotion économique, systèmes financiers décentralisés ou banques).


Madame la Présidente,
Depuis l’avènement du Président WADE à la tête de l’Etat du Sénégal, les femmes participent de plus en plus dans les instances de gestion et décision du pays, dans le gouvernement comme au parlement, dans l’administration comme dans les juridictions.
Cette tendance sénégalaise à arriver purement et simplement à la parité homme / femme dans les institutions a amené le Président WADE à aller plus loin en proposant aux femmes africaines, à l’occasion de la Première Conférence des Ministres africains chargés de la femme et du genre tenue à Dakar en octobre 2005, à briguer des mandats présidentiels. La première femme Présidente de la République en Afrique vient d’être élue au Liberia, je profite de cette tribune pour la féliciter et l’encourager, et je suis sûre que d’autres femmes et d’autres encore vont suivre car le poids démographique des femmes pèse lourd sur toute balance électorale.

Madame la Présidente,
Dans le cadre du renforcement des capacités en genre des acteurs du développement, le Sénégal a mis l’accent sur la sensibilisation et la formation des membres du gouvernement, de l’administration, du parlement, des leaders religieux, de la société civile et des acteurs de la communication.
Un Guide méthodologique pour l’intégration du genre dans les politiques et programmes des Ministères a été élaboré, des supports de communication dont deux argumentaires religieux musulman et chrétien sur le genre ont été produits et vulgarisés.
Pour l’intégration du genre dans le budget, un processus de sensibilisation et de formation en Gender Budgeting a été initié avec l’appui des partenaires. La finalisation de ce processus est en cours pour une application effective des principes dans le budget 2007 de l’Etat.

Pour ainsi dire, Madame la Présidente, Distingués Délégués, le Sénégal jouit d’un contexte et d’un environnement très propices à la promotion de la femme, à savoir la volonté politique sans équivoque du Président et du Gouvernement, l’engagement ferme des chefs religieux et leaders communautaires, la prise de conscience large des femmes et des filles, le renforcement des mécanismes de dialogue social et de bonne gouvernance, l’approfondissement de la démocratie et du respect des droits humains, l’élargissement de la participation de tous à la vie de la nation.
Ce contexte est certes encore vicié par quelques pesanteurs culturelles et résistances traditionnelles, mais les innovations et ruptures, introduites dans une démarche soucieuse de l’égalité des sexes, vont sans doute porter les fruits des espoirs des vaillantes femmes sénégalaises qui n’ont cessé de porter haut le flambeau de la dignité de la femme.
Mon pays, le Sénégal, se préoccupe du bien-être de toutes les femmes du monde et en appelle, pour ce faire, à un engagement plus fort et plus solidaire de la communauté internationale pour que la Femme rayonne de sa beauté sur toutes les laideurs du monde. Je vous remercie.

......................... le Discours de Madame Aïda MBODJ.

 

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